Cour suprême

Deux pétitions électorales ont été appelées hier devant le chef juge Asraf Caunhye. Il s’agit des contestations des candidats du MMM aux No 1 (Port-Louis Ouest/ Grande-Rivière-Nord-Ouest) et No 19 (Stanley/Rose-Hill). Dans les deux cas, les élus, faisant office de défendeurs, ont logé une motion pour réclamer le retrait de certains paragraphes des pétitions électorales qu’ils jugent « vagues et frivoles », constituant même « un abus des procédures ».

Les pétitions électorales appelées devant le chef juge sont premièrement celles logées par les candidats du MMM au No 1, Veda Baloomoody et ses deux colistiers Ariane Navarre-Marie et Giovanni Catherine, qui n’avaient pas été élus et battus par les candidats de l’Alliance nationale, Fabrice David et Patrice Armance, ainsi que la candidate de l’Alliance Morisien, Dorine Chuckowry. La deuxième est celle du No 19, où la candidate Jenny Adebiro a terminé quatrième derrière l’ex-Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo, avec 92 voix qui les séparaient. Les candidats du MMM réclament donc un “recount” dans leurs circonscriptions respectives.

À l’appel de ces pétitions devant le chef juge hier, Me Éric Ribot, SC, qui représente les candidats élus, a soulevé une motion pour réclamer le retrait de certains paragraphes des pétitions électorales. Ivan Collendavelloo avance ainsi que certains paragraphes doivent être supprimés, car ils « ne sont pas pertinents et n’ont rien à voir avec une pétition électorale ». Concernant d’autres paragraphes, où la candidate du MMM fait part « d’irrégularités et de mauvaises pratiques », Ivan Collendavelloo soutient que ces extraits sont « vagues et incertains » et qu’ils lui « porteraient préjudice ». Ainsi, pour l’ex-Premier ministre adjoint, certains paragraphes « n’ont aucun fondement juridique » et n’ont été inscrits uniquement dans le but de nuire à sa réputation. L’affaire sera appelée à nouveau le 27 juillet.

Même requête a été faite pour la circonscription No 1, où les candidats élus souhaitent le retrait de paragraphes des pétitions électorales. Le chef juge a accordé une semaine au conseil légal des candidats élus de formuler l’intégralité de sa motion.