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QUATRE-SŒURS | Arrestation : Rajiv Jangi évoque une « vendetta politique » 

Le président du conseil de district de Grand-Port, Rajiv Jangi, inculpé sous une accusation provisoire de “conspiracy to damage public infrastructure” au tribunal de Flacq mardi, dit être victime d’une « vendetta politique ». S’il a retrouvé la liberté contre une caution de Rs 10 000 et après avoir signé une reconnaissance de dette de Rs 35 000, Rajiv Jangi nie cependant avoir endommagé quelconque infrastructure sur le terrain de foot de Quatre-Sœurs. Il affirme avoir seulement donné l’ordre de mettre un cadenas sur la porte « pour que les personnes non autorisées ne puissent pas y avoir accès ».

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Concernant l’inauguration du terrain, il a expliqué la décision ne peut être prise que par le conseil de district, et qu’aucune autorité ou parlementaire ne peut se substituer à celui-ci. Dans sa version, il avance que la National Development Unit (NDU) avait remis le terrain au conseil mais que des joueurs s’étaient plaints de blessures fréquentes du fait de l’état des infrastructures. Mais, dit-il, le conseil de district « a pu trouver un sponsor dernièrement pour fournir une certaine quantité de terre » pour des travaux de “levelling”.

Les travaux n’ont toutefois pas encore été complétés et le lieu était considéré comme dangereux pour jouer. Raison pour laquelle le conseil a décidé de cadenasser l’endroit, affirme Rajiv Jangi. Le problème, c’est que la NDU voulait l’ouvrir pour l’inauguration, où devaient être présents les ministres Bobby Hurreeram et Mahen Seeruttun, mais sans Rajiv Jangi. Finalement, la cérémonie, prévue mercredi dernier, a été annulée.

Le président de Grand-Port estime qu’il est victime d’une « cabale » car il entretient de bonnes relations avec des membres de l’opposition, selon lui. Il est défendu par un panel d’avocat constitué de Mes Ritesh Ramful, Ashley Ramdass, Manoj Seeburn et Avinash Bissessur.

Pour rappel, la semaine dernière, deux officiers de la NDU avaient noté que la porte d’entrée était soudée et qu’un antivol avait été placé. Et même si ceux-ci n’avaient pris qu’une “precautionary measure”, la police avait malgré tout ouvert une enquête criminelle. Elle estime en effet que Rajiv Jangi aurait « endommagé » une partie de la porte d’entrée du terrain de foot.

L’intéressé, lui, rétorque qu’aucun objet n’a été endommagé et que c’est le conseil de district qui a décidé de placer un antivol à la porte, et non lui personnellement. Mais la police a eu une autre lecture des faits et a décidé de l’arrêter, même si l’interrogatoire du président du conseil de district de Grand-Port n’est pas encore terminé. Ce dernier devra se présenter à la police à une date ultérieure.

CCID | Viol allégué d’une Française

Hussein Abdool Rahim en

détention pour une semaine

Hussein Abdool Rahim, un des protagonistes de l’affaire “Dobi de Klas”, a été arrêté par le Central CID mardi après-midi pour “sextorsion” et viol allégué d’une ressortissante française. Il a été provisoirement inculpé au tribunal de Rivière-du-Rempart, où la police a objecté à sa remise en liberté conditionnelle. Il restera donc en détention préventive jusqu’au 26 octobre.

Au cours de son interrogatoire aux Casernes centrales, le suspect a nié les accusations portées contre lui en évoquant « un coup monté ». Selon lui, la plaignante aurait fait des allégations car tous deux auraient mis fin à leur relation.

C’est en août 2019 que la Française, alors âgée de 28 ans, a logé une plainte au CCID contre Hussein Abdool Rahim, dont elle dit avoir fait la connaissance lors d’une visite à La Citadelle en novembre 2018. Le Mauricien lui aurait alors proposé de lui faire visiter des sites touristiques de l’île et tous deux avaient alors entamé une relation amoureuse. Sauf que, affirme la plaignante, depuis sa rencontre avec le suspect, elle aurait commencé à recevoir des messages menaçants d’un inconnu. Hussein Abdool Rahim lui aurait cependant assuré qu’il allait s’occuper du harceleur et a invité la Française à accepter les demandes de ce dernier, notamment de se déshabiller en Live devant sa Webcam. Raison invoquée : un « ami » étranger travaillant pour Interpol pourrait identifier le harceleur si la communication reste constante.

Une autre fois, la Française dit avoir reçu un message de l’inconnu en question, qui l’aurait menacée de tuer son copain si elle n’acceptait pas un rendez-vous sur une plage dans le nord. Ce que la ressortissante a accepté. Une fois sur place, un homme masqué l’aurait alors agressé sexuellement. Plus tard, alors qu’elle cherchait de l’aide, elle serait tombée sur Hussein Abdool Rahim, qui se trouvait seul. C’est alors que la Française a soupçonné celui-ci d’être l’auteur du viol et d’être l’inconnu derrière les faits de sextorsion.

Le suspect a rejeté toutes les accusations portées contre lui. La Française, elle, a regagné son pays natal peu après avoir logé sa plainte au CCID.

DROGUE | Arrestation

89 plants de cannabis chez un caporal

Une équipe de l’Adsu de Grand-Baie a mené une opération au domicile d’un policier mardi soir, après avoir appris que celui-ci fournissait du cannabis à des clients dans le nord. C’est non loin de son domicile que les policiers sont tombés sur le caporal Bharat Jeeneea. Ce dernier, âgé d’une quarantaine d’années et affecté au poste de Baie-du-Tombeau, entretenait des plants de cannabis. Et c’est en sa présence que l’Adsu a déraciné 89 plants, évalués à Rs 270 000.

Par la suite, sa maison a été fouillée. La police a alors découvert un sachet renfermant environ 500 graines de gandia. Le suspect a fait valoir son droit au silence après son arrestation. Après un bref interrogatoire dans les bureaux de l’Adsu, le policier, qui compte 21 années de service, a été placé en détention. Il est attendu au tribunal de Pamplemousses ce mercredi pour son inculpation provisoire.

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