Une disidence a vu me jour au sein de l’Association du Tourisme Réuni (ATR) avec plusieurs membres et anciens membres dénonçant le climat « malsain », qui règne au sein de cette association. Ils affirment également que le nouveau comité exécutif « n’est pas légitime ». Jean Pierre Lim Kim, ancien membre de l’ATR, indique ainsi qu’il a été expulsé officiellement de l’association « pour des raisons aléatoires et injustifiées », et ce, à travers un courriel lui signifiant son « termination of membership ».

Des membres de l’ATR se disent « vraiment frustrés de la manière de faire de la hiérarchie ». Ils déplorent « un climat dictatorial » au sein de l’association, qui a pour but de réunir tous les acteurs évoluant au sein du secteur touristique sous un même toit afin de lutter et de trouver des solutions pour faire avancer ce secteur. « Certains membres pensent que certaines personnes au sein de l’association possèdent un agenda caché », dit-on.

Commentant la situation; Jean Pierre Lim Kim  déclare que « certains membres vivent des situations difficiles au sein de l’ATR. Depuis quelque temps, nous sentons qu’il existe un malaise vraiment profond qui règne au sein de l’association ». Il précise que, récemment, il y a eu une élection générale pour le renouvellement des membres du comité et soutient « avoir fait confiance aux membres », mais il a été « désagréablement surpris », le jour des élections, d’apprendre que la candidature de six membres avait été refusée.

Il poursuit : « Le principe n’est pas correct et j’avais demandé haut et fort le renvoi des élections, tout en informant que j’allais possiblement protester contre celles-ci. Aujourd’hui, je suis triste, qu’après avoir milité pendant des années au sein de cette association, on m’informe que je n’en fais plus partie. Zordi, kan anvi fer ou aret koze, tous les moyens sont bons. Les membres n’osent plus s’exprimer pendant les réunions parce qu’il existe une certaine frayeur. Nou ena enn prezidan ki limem koz tou koze. L’objectif de l’ATR est que tout le monde ait droit à la parole, de s’exprimer et de donner son point de vue pour le bien-être du tourisme à Rodrigues ».

Et d’ajouter que certaines personnes estiment que l’ATR est devenue « un bien personnel », alors que chaque membre aurait dû se sentir à l’aise. Car, dit-il, dans le comité, « ena tikomite » qui a été baptisé « Lakwizinn ».