Le chef de file du groupe parlementaire travailliste, Arvin Boolell, a affirmé hier que l’opposition adoptera une position commune par rapport au Social Contribution and Social Benefits Bill qui a déjà été présenté en première lecture à l’Assemblée nationale. Il considère que ce texte de loi est « divisive, colourable and unnecessary ».

Arvin Boolell a, dans une déclaration au Mauricien, rappelé que le 1er octobre 2019, le Premier ministre Pravind Jugnauth avait promis que la pension de vieillesse passerait à Rs 13 400 avant 2024. « Avant la tenue du rassemblement des personnes âgées organisé au SVCC, le Premier ministre n’avait jamais dit que le NPF serait aboli et que la CSG serait introduite », a observé Arvin Boolell qui a évoqué le sujet aussi bien avec Paul Bérenger qu’avec Navin Ramgoolam.

Le dirigeant travailliste a observé qu’actuaires, économistes, et comptables sont tous catégoriques sur le fait que la CSG n’est pas soutenable et que Rs 10 milliards en plus du budget alloué à la Basic Retirement Pension seraient nécessaires pour financer un « régime de retraite hybride ». Et de poursuivre : « C’est insoutenable et la contribution des employés et des employeurs montera en flèche de 9 à 18%. Les générations futures devront contribuer massivement. Ce serait insoutenable et c’est un fardeau fiscal. Contrairement au NPF où vous gagnez ce que vous cotisez, la CSG est un impôt rétrograde. » Selon Arvin Boolell, abolir le NPF pour introduire la CSG « est une malédiction ».

Commentant la déclaration lue par le Speaker mardi, Arvin Boolell a estimé qu’elle est injustifiée. S’agissant de la pandémie de Covid-19, il demande au ministre de la Santé de dire clairement quels sont les variants qui circulent actuellement à Maurice. Par ailleurs, il a demandé que les services de Mauritius Telecom soient offerts gratuitement aux élèves et que l’éducation en ligne soit la norme si le coronavirus continue à se propager.

Toujours concernant le Covid-19, Arvin Boolell a observé que le MK 111 a atterri à Maurice en fin de soirée, en provenance de Bombay avec un contingent de 150 personnes pour se rendre sur le site Afcons à Agalega et sur le chantier de Metro Express. Il demande que toutes les précautions sanitaires soient prises avant que les nouveaux travailleurs ne se rendent sur les différents chantiers. Il s’est toutefois interrogé sur l’efficacité du vaccin Sinopharm. À ce propos, il a attiré l’attention sur le fait que les 44 employés de l’usine de thon avaient déjà reçu une première dose de Sinopharm et certains une double dose.
Dans un autre ordre d’idées, Arvin Boolell a observé que les médecins sont très inquiets du programme de formation médicale continue et ont demandé au ministre de la Santé de le suspendre jusqu’à ce que les restrictions liées au Covid soient levées. Si la décision n’est pas réexaminée, de nombreux médecins ne pourraient pas travailler, a-t-il déclaré. Par contre, les professionnels opérant dans le domaine juridique ont obtenu une dérogation jusqu’à nouvel ordre, a-t-il observé.