Manchester United's Portuguese midfielder Bruno Fernandes (R) celebrates with teammates after scoring the opening goal from the penalty spot during the English Premier League football match between Manchester City and Manchester United at the Etihad Stadium in Manchester, north west England, on March 7, 2021. (Photo by Laurence Griffiths / POOL / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE. No use with unauthorized audio, video, data, fixture lists, club/league logos or 'live' services. Online in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No video emulation. Social media in-match use limited to 120 images. An additional 40 images may be used in extra time. No use in betting publications, games or single club/league/player publications. /

Manchester United a stoppé à 21 victoires consécutives la série record, en Angleterre, de City, en remportant le derby 2 à 0 dimanche, pour la 27e journée, alors que Liverpool a continué à sombrer en perdant contre Fulham (0-1) chez lui.

. United se réveille et surprend City

On pensait les Citizens intouchables et les Red Devils émoussés, et pourtant ces derniers ont réalisé un gros match pour infliger au leader sa première défaite depuis fin novembre.

Avec 11 points d’avance, City n’a pas encore de quoi s’inquiéter, mais il ne pourra pas battre le record du Bayern (23 victoires) pour les 5 grands championnats européens.

Au-delà de la satisfaction de gâcher un peu la vie de son encombrant voisin, United reprend, avec 54 points, la deuxième place à Leicester (53 pts) avec sa première victoire contre une équipe du « big 6 » cette saison.

Man United a profité d’une faute grossière sur Anthony Martial de Gabriel Jesus, revenu défendre aux abords de sa surface, dès la 36e seconde de jeu, pour prendre l’avantage par Bruno Fernandes (1-0, 2e).

Aux antipodes de l’équipe apathique qui restait sur trois 0-0 de suite, les hommes d’Ole Gunnar Solskjaer ont été alertes, bien en place et même audacieux par moment.

Le second but, inscrit d’un tir croisé à ras de terre par le latéral Luke Shaw, qui n’a pas hésité à suivre la contre-attaque jusque dans la surface adverse, en est la preuve (2-0, 50e).

On ne peut pourtant pas dire que City ait fait un mauvais match, mais il a eu du mal à trouver des joueurs dans la surface et a dû souvent se contenter de frappes à mi-distance sur lesquelles Dean Henderson, encore titulaire dans les cages, s’est montré irréprochable.

L’un des tournants du match aura été la frappe de Rodrigo, à l’entrée de la surface, qui aurait remis les deux équipes à égalité si elle n’avait pas trouvé le coin du cadre (48e).

Ce revers sans conséquence immédiate pourrait servir de rappel bienvenu pour City, encore en lice dans quatre compétitions qu’il ambitionne de remporter toutes.

Pour United, c’est un boost important pour sa confiance, à quatre jours de la réception de l’AC Milan en huitième de finale aller de Ligue Europa.

. Liverpool s’enfonce encore

Apathique pendant 45 minutes, brouillon par la suite, Liverpool a subi une sixième défaite de rang à Anfield en championnat, du jamais vu, face à Fulham (0-1) qui peut croire au maintien.

La course à l’Europe se complique sérieusement pour les Reds, 7e avec 43 points, qui ont 2 longueurs de retard sur West Ham (6e) et 3 sur Everton (5e), qui comptent tous deux deux matches en moins, alors que Chelsea, 4e à 4 unités, a un match en moins.

Fulham, 18e, est toujours premier relégable, mais il a le même nombre de points que Brighton qui le précède et un point de moins que Newcastle, 16e.

Jürgen Klopp avait fait 7 changements dans son onze de départ par rapport à l’équipe battue (1-0) par Chelsea jeudi, devant composer avec deux nouvelles blessures, d’Ozan Kabak et Roberto Firmino, légèrement touchés.

Loin de provoquer un électrochoc, ce grand coup de balai a semblé tétaniser encore plus les Reds, dominés chez eux par un relégable. « Inacceptable », s’était lamenté à la pause l’ancienne gloire Graeme Souness, au micro de Sky Sports.

Pire, juste avant la pause, sur un ballon que Mohamed Salah a tardé à dégager devant sa surface, Mario Lemina le lui a subtilisé pour enchaîner par une frappe croisée qui a trompé Alisson (1-0, 45e).

En seconde période, avec l’entrée de Sadio Mané, les Reds auraient pu arracher un point avec une volée de Diogo Jota, magnifiquement détournée par Alphonse Aréola (48e), ou une tête lobée de Mané qui est venue mourir sur poteau (70e).

Mais sans intensité, sans idée, sans confiance, le mal semble profond à Liverpool et le huitième de finale retour de Ligue des Champions contre Leipzig, à Budapest (victoire 2-0 à l’aller), mercredi, semble presque la dernière chance pour les Reds de remettre un peu de couleur dans leur fin de saison.