Après les candidats du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC), suivis de ceux du National Certificate of Examination(NCE), c’est au tour des candidats du Primary School Achievement Certificate (PSAC) de passer leurs examens à partir de ce mardi, 6 avril.

Un peu plus de 14 000 candidats seront donc appelés à passer ces épreuves de fin de cycle primaire à partir d’aujourd’hui. En cette période de crise sanitaire, le « challenge » demeure l’exercice de correction. Car s’il y a des désistements, comme cela a été le cas pour les « invigilators » au secondaire, l’exercice risque d’accumuler du retard. Or, il faudra s’assurer que les résultats soient disponibles au moins au mois de mai afin de permettre les admissions au collège pour la rentrée de juin.

C’est avec le questionnaire de français que les candidats du PSAC débuteront les examens ce mardi. Rappelons que ces épreuves ont été renvoyées à deux reprises en raison de la crise sanitaire. Cette fois, les autorités ont tenu à aller de l’avant, même si les avis sont très partagés à ce sujet. Quatre jours d’examens sont prévus pour les papiers de français, d’anglais, de mathématiques et de langues asiatiques, d’arabe et de kreol morisien. Car en décembre dernier, les candidats ont déjà passé les épreuves de sciences et d’histoire-géo.

Les responsables d’écoles ont exprimé des craintes sur le risque d’un manque de personnel après le désistement des « invigilators » au secondaire cette semaine. Les autorités ont tenu à rassurer à ce sujet, expliquant qu’il y a déjà un « pool » de personnes disponibles prêtes à remplacer là où il faut. Toutefois, le challenge demeure la correction des épreuves, car tout doit être complété dans un mois afin de donner le temps nécessaire pour l’exercice d’admission, avant la rentrée de juin prochain. Il nous revient que les autorités se penchent également sur cette question, même si aucune date n’a été arrêtée pour la proclamation des résultats.

Sollicité à ce sujet, Vinod Seegum, président de la Government Teachers’ Union (GTU), laisse entendre que la question de correction n’a pas encore été abordée. « Pour l’heure, je crois que tout le monde est stressé avec les examens. Le MES se concentre sans doute sur la tenue des examens et le remplacement des invigilators, là où il y a eu des désistements. À ce sujet, les “holistic” et “support teachers” ont aussi été appelés à apporter leur collaboration. »

La correction des épreuves du PSAC nécessite en général environ 5 000 personnes. Il y a égale- ment plusieurs étapes à respecter. D’abord, on fait le “sampling”, qui consiste à prendre des questionnaires au hasard pour la correction afin d’évaluer comment les enfants ont travaillé et établir un “marking scheme”.

Il faudra par la suite organiser le personnel et assurer la formation. En premier lieu, les “Head of groups”, puis les “Composition markers” et les “Senior markers”. Ces derniers sont désignés pour corriger les « gros numéros », soit les plus compliqués, dans chaque questionnaire. Pour l’heure, ceux concernés n’ont pas encore reçu d’instructions à ce sujet. Il faudra sans doute attendre la fin des épreuves.