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L’allocation d’un contrat pour la construction d’un important établissement public de santé qui va coûter des centaines de millions de roupies au pays fait actuellement l’objet d’une étroite surveillance de la part de soumissionnaires-compétiteurs, et ce, au nom des règles de transparence et de bonne gouvernance.

Selon un document en circulation en ce sens et dont le Bureau du Premier ministre est en possession d’une copie, il est allégué qu’une corporation d’État d’un pays étranger aurait pu avoir favorisé un des soumissionnaires en soutenant sa candidature d’un certificat tronqué attestant que ce soumissionnaire a déjà à son crédit la réalisation d’un très gros projet d’infrastructure dans la capitale. Or, d’après le document, à la date fixée pour la fermeture des offres de service (tenders) pour le projet de l’établissement de santé vers la fin de l’année dernière, les travaux de construction du très gros projet d’infrastructure qui sert de référence étaient très loin d’être terminés.

Le document protestataire fait remarquer que les conditions imposées aux firmes pour être éligibles au contrat de l’établissement de santé étaient pourtant clairement établies dès le départ. Une des conditions était la suivante :

— avoir complété de manière satisfaisante une construction similaire comprenant plusieurs étages avec les travaux finis (soit la fourniture interne d’eau, les sanitaires et les installations électriques).

Selon le document, « photos à l’appui, on peut démontrer que les travaux certifiés comme “terminés” par la corporation d’État ne l’étaient pas du tout à la réception des offres de services. Et que, donc, le certificat émis par la corporation d’État n’est pas valable et que, en fait, le soumissionnaire qu’elle a soutenu ne devrait même pas avoir le droit de concourir pour le contrat. »

Le document allègue également qu’une chancellerie d’un pays avec lequel Maurice entretient des liens très cordiaux ait pu êtretreté embrigadée dans toute cette affaire en ayant adressé une correspondance au ministère de la Santé afin que la candidature du soumissionnaire contesté puisse être considérée.

À suivre !