Le Congress of Independent Trade Unions (CITU) propose que le prochain exercice budgétaire soit un « pro-poor budget ».

Dans un mémoire adressé au ministre des Finances, le président de cette confédération syndicale, Deepak Benydin, souligne que la Covid-19 « a fragilisé le pouvoir d’achat de la population, surtout avec la hausse des prix des services et des commodités courantes ».

Cette situation, dit-il, « est encore plus dramatique dans des poches de pauvreté », et plus particulièrement à Cité-Anoska.

Par ailleurs, le spectre du licenciement à travers le pays n’arrange pas les choses. « C’est pourquoi le Grand argentier doit venir de l’avant avec un ‘pro-poor budget’ afin de ‘put people first’. »

En premier lieu, selon lui, le gouvernement doit « empêcher les cliniques privées d’user de tarifs exagérés » en cette période « difficile », avant d’affirmer qu’un test de Covid-19 dans une clinique « coûte aujourd’hui la somme de Rs 2 500 ». Au niveau des services de santé publics, il propose au gouvernement « d’augmenter le nombre de diététiciens », estimant en effet que « les Mauriciens mangent mal ».

Le syndicaliste poursuit : « It has been proven that Mauritians are nowadays using unhealthy food/eating habits resulting in an increase in the number of diabetics, high blood pressure, renal failure, etc. We are proposing for an increase in the number of dieteticians. Campaign to promote new eating habits. The State to subsidise all healthy food, not only basic food. »

Deepak Benydin a également abordé la question de la reprise du travail. À ce propos, il dit constater que « bon nombre d’employés éprouvent actuellement des difficultés à être à l’heure ». Ce faisant, le syndicaliste demande aux autorités d’autoriser « les taxis et les vans à emmener ces derniers sur leurs lieux de travail », bien que, selon eux, « les tarifs devraient alors être contrôlés » par le gouvernement.

« Actually workers are facing delay to attend work and to return home due to reduced number of buses on the road. We are proposing the use of contract buses and taxi to transport workers at their place of work. Rates to be applied to be fixed by the Government. This will reduce pressure on the bus transport system and also enable the owners of contract bus and taxi to earn their living. »

En ce qu’il s’agit de l’autosuffisance alimentaire, il dit regretter la disparition des Young Farmers Clubs. Aussi, en contrepartie, il propose de « relancer la plantation de légumes dans l’enceinte des écoles primaires, des collèges et des universités ».

Le président du CITU prône aussi l’installation d’un mécanisme de contrôle des prix, estimant à ce propos que des commerçants « ont pratiqué des prix exorbitants durant le confinement sanitaire ». De même, il demande au Mauritius Research Council de « trouver une alternative au gaz ménager, dont la distribution a fait défaut durant le couvre-feu ».

Autre proposition, cette fois concernant les taxis : assister les opérateurs avec la création d’un Taxi Owners’ Welfare Fund ; en sus d’un « moratoire pour le remboursement des emprunts » auprès de la Mauritius Housing Corporation, de la Mutual Aid et de l’Employees Welfare Fund. Et de suggérer au gouvernement de « devenir actionnaire » de compagnies bénéficiant du ‘stimulus package’.

Enfin, en ce qui concerne le recrutement dans les corps parapublics, il propose l’institution d’une Parastatal Bodies Commission et d’un Parastatal Bodies Appeal Tribunal. Avant de suggérer aux « hauts cadres des entreprises privées » de « réduire leurs revenus de 30% afin de maintenir un maximum d’emplois ».