Depuis octobre dernier la société Panda & Wolf a créé son école de gaming : PW Lab. Initiative visant à poser les bases pour la création d’une industrie de gaming à Maurice. Quelque 27 élèves suivent actuellement le cours et seront suivis d’un deuxième groupe dès février.

Les jeux vidéos ont toujours passionné un large public à Maurice. Mais, au-delà de la pratique du jeu, la création de celui-ci était une facette absente dans le pays. Absence que vise à combler Panda & Wolf à travers des nombreuses initiatives en ce sens. Après avoir lancé le tout premier jeu 100 % mauricien – qui fut le premier jeu du continent africain à bénéficier du patronage de l’UNESCO – et lancé le Gamecon (évènement centré sur le gaming), la société va plus loin dans sa démarche en proposant une école de gaming.

Foundation course.

Ouverte depuis octobre, PW Lab forme actuellement 27 élèves aux bases de la création de jeux vidéos. Un cours de 3 mois qui vise à préparer ces jeunes à un diplôme en création de jeux vidéos à Polytechnics Mauritius. “Nous avons constaté qu’il n’y a pas de développeur de jeu vidéo à Maurice. Les étudiants ne connaissaient pas les filières, les technologies liées au gaming. Les jeunes sont très intéressés par ça, ils veulent apprendre le codage des jeux vidéos. On voit une envie de fabriquer leurs propres jeux, mais ils ne savent pas comment faire. Nous nous sommes dits, que la meilleure façon d’y remédier, est d’offrir des cours de gaming.”

La première classe a vite été remplie, forçant les responsables à inscrire les autres pour le deuxième batch prévu en février. “Nous ne nous attendions pas à ce que les places soient autant prisées”. Alexandre François, 18 ans, et Lonadevi Rawoo, 23 ans, se disent tout excités de pouvoir découvrir cet univers. “J’ai toujours été passionné de jeux vidéos, et j’ai toujours eu des avis critiques. Parfois j’écrivais des reviews pour moi-même. Je désire écrire un scénario de jeu, dessiner et créer un jeu. Il n’y avait pas beaucoup d’opportunités mises  à part celles online. Mais, sans vrai encadrement, c’est difficile. Tandis que là, il y a un suivi, c’est plus facile à apprendre”, indique Alexandre François. “J’ai toujours eu envie de comprendre comment cela fonctionne. Je suis venue par curiosité, maintenant que je suis là j’ai envie de créer un jeu”, dit pour sa part Lonadevi Rawoo.

Perspectives.

Si ce cours a comme objectif premier de former les élèves à la compréhension de la création de jeux vidéos afin de les ouvrir des horizons dans cette industrie, il leur inculque également les bases du développement de logiciel. Entre d’autres mots, ces connaissances pourront être appliquées dans d’autres domaines également. “Le langage informatique qu’ils utilisent pour leur programme est le même que nous utilisons pour le game development. Quand quelqu’un apprend à concevoir des jeux vidéos, il apprend le software development pour les jeux et ça sert aussi à autre chose, comme les applications mobiles.” Deveindra Luckoo, un des formateurs, indique que l’élève n’est pas tenu de devenir développeur de jeu. “Il peut devenir game tester également, Mais il est important qu’il sache ce qui se passe derrière le développement d’un jeu.”

Le cours, répartis sur 3 mois, aborde les différents aspects de la création de jeux. Les deux premières semaines, les élèves abordent l’introduction au computer science, game development et le C++ qui est un langage de programmation. Lors de la 3e semaine, il se familiarise avec l’application du C++ dans le gaming, le coding entre autres. La 4e semaine est dédiée à l’analyse de différents jeux, comprendre les mouvements et le coding. Ensuite, les élèves s’attaquent aux story lines et story boards entre autres alors que le dernier mois est consacré à leur capstone project. “Ils doivent monter leur propre jeu et l’inclure dans une business case study”, indique Bryan Dean.