Dans une interview cette semaine le consultant Rajah Ramdaursingh et ancien patron de la State Bank of Mauritius du temps des travaaillistes, estime que la Banque de Maurice a perdu de son indépendance. Il souligne également l’importance de la responsabilité des autorités à s’assurer que les institutions soient crédibles afin qu’elles incitent à la confiance, et ramènent la compétitivité et la cohésion dans le pays. Rajah Ramdaursingh a travaillé pendant dix ans à la Commonwealth Development Corporation, où il a terminé son affectation comme directeur de la Corporate Finance. Il a été un des partenaires de DCDM et se dit heureux d’avoir collaboré avec des personnalités comme Jean-Marc Harel, José Poncini et Bashir Currimjee. Il est actuellement consultant auprès de plusieurs compagnies étrangères.

Les économistes de la Banque mondiale considèrent que l’économie mondiale s’est engagée dans la voie de la reprise avec une croissance robuste enregistrée aux États-Unis et en Chine, entre autres. Quelle est votre analyse de la situation ?

Malgré les prédictions qui étaient bien inquiétantes, il paraît, à ce jour, que l’économie mondiale fait mieux que ce qu’on craignait mais les pays sont plus divisés. Dans son dernier rapport, le FMI maintient sa prévision de croissance de l’économie mondiale à 6% et observe que les pays développés font mieux que les pays émergents et en développement, surtout en Afrique.

Le monde sera de plus en plus divisé surtout en raison des vaccins et des problèmes structurels. Les pays développés parlent beaucoup d’égalité mais ils se sont appropriés de tous les vaccins. De ce fait, ils sont en mesure de progresser rapidement alors que n’est pas le cas pour les pays émergents. Il faut aussi reconnaître que plus un pays a des structures faibles, plus il est affecté.

D’autre part, des pays européens et les États-Unis ont pris des mesures très fortes. Les Américains achètent mensuellement USD 120 milliards d’obligations et de titres hypothécaires au lieu des USD 130 milliards auparavant. Ils injectent de l’argent dans l’économie, et surtout créent des emplois. À travers ces mesures, les États-Unis ont créé à peu quelque 15 millions d’emplois alors qu’au plus fort de la crise sanitaire, il y a eu quelque 20 millions de pertes d’emploi.

On constate que la globalisation n’est plus ce qu’elle était avant. Le monde est plus divisé. La crainte aujourd’hui est le taux l’inflation. Aux États-Unis, le taux d’inflation pour le mois de juin était de 5,4%. Mais la Core Inflation était de 4,5%. La FED l’avait estimé à 2%. Plus les autorités injectent de l’argent, plus l’inflation sera en hausse. Éventuellement, le taux d’intérêt connaîtra une hausse afin de contrôler l’inflation. Ce qui aura un impact sur les affaires. Il y a un gros travail à faire pour trouver l’équilibre entre les deux, et probablement les autorités américaines ralentiront leurs interventions et augmenteront le taux d’intérêt.

Malgré toutes ces interventions, les bourses des valeurs, notamment à New York, font extrêmement bien. Certains observateurs notent qu’il y a une dichotomie entre l’économie réelle et ce que font les marchés boursiers. Il est vrai que beaucoup d’argent injecté dans l’économie se retrouve sur le marché boursier.

Les pays africains sont encore à la traîne…

L’Afrique dépend encore de nombreux produits et malheureusement, la pandémie a affecté la production. Ce qui affecte aussi la demande. Il y a eu une petite reprise avec la montée du prix de l’or et du cuivre. Toutefois, les prix des produits sont plus volatils.

Comment situer Maurice dans ce contexte global. Est-ce que le pire est passé ?

Notre cas est différent. Le budget présenté l’année dernière dans les circonstances qui prévalaient et avec un nouveau gouvernement au pouvoir avait la possibilité de restructurer beaucoup de choses. Beaucoup de compagnies avaient des problèmes. Je ne vous parle pas de celui de cette année qui était un Non-Event. Nous connaissons les problèmes structurels de Maurice et savons où se trouve l’argent et où se trouve l’emploi.

Il y avait une chance pour le gouvernement, à travers l’argent recueilli, de mettre de l’ordre dans les choses. Dans la réalité, le gouvernement a continué avec ses mesures pour inciter la consommation. L’année dernière, près de 76% du budget étaient basés sur la consommation. Il y a eu un peu d’investissement et de maquillage des chiffres. Mais nous n’avons pas réussi à sortir de la crise dans laquelle nous nous trouvions et nous n’avons pas saisi l’occasion pour rebâtir l’avenir. J’étais très déçu du budget. Normalement, les gens n’aiment pas trop et c’est avec raison que le gouvernement intervient dans leurs affaires.

Mais lorsque la crise s’est présentée, il y avait un seul acteur à travers le monde, c’est le gouvernement. Il était le White Knight. Le secteur privé avait besoin de l’aide de l’État et le gouvernement aurait pu dicter certains termes afin de réorienter l’économie et reprendre une part d’équité dans certaines compagnies. Ce n’est pas cela qui s’est produit. Le gouvernement a pratiqué un maquillage des chiffres en affirmant qu’il y aura Zero Deficit .

Un an plus tard, la Banque mondiale est venue dire que le déficit était réel. Si on prend les deux derniers budgets, les chiffres en termes de déficit budgétaire tournent autour de Rs 40 milliards. Si on prend les normes comptables qu’ils utilisent, les chiffres pour le déficit budgétaire pour ces deux dernières années, le déficit budgétaire réel est trois fois le montant qu’ils ont indiqué. Ce n’est pas soutenable à long terme.

Le ministre des Finances affirme que le pays était confronté à la plus grande crise de l’histoire…

C’est certainement vrai. Sur ce plan, il faut sympathiser avec le gouvernement. Il y a eu la Seconde Guerre Mondiale, il y a eu la grippe espagnole qui nous a affectés, mais pas autant que la crise actuelle. Cependant, toute crise représente une opportunité. Être un leader veut dire être capable de saisir ces opportunités pour reconstruire.

Le gouvernement a pris Rs 60 milliards de la Banque de Maurice. À l’encontre de ce que recommandent la Banque mondiale et le FMI, il a amené la Banque Centrale à investir Rs 80 milliards dans un fonds. Je suis d’accord avec la création du fonds, mais pas avec la façon d’investir. Le gouvernement s’est retrouvé avec un montant de Rs 140 milliards qu’il n’aurait pas eu en temps normal. En même temps, il amende la loi pour augmenter le plafond de la dette. Il a contracté des prêts auprès du Japon, de l’AFD, l’EDB. Il aurait pu commencer à faire beaucoup de choses.

Un an plus tard, nous n’avons pas encore vu les germes de la reconstruction. L’argent sera investi dans les drains et dans des projets non productifs. A voir de près, combien de projets annoncés par ce gouvernement et les gouvernements précédents ont été concrétisés ? On a annoncé la construction d’un grand nombre de maisons, le secteur pharmaceutique, etc. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Le budget a fini par perdre de sa valeur en raison des effets d’annonce.

Pourquoi dites-vous que le budget de cette année est un Non-Event ?

C’est un Non-Event parce que le budget qui aurait dû apporter les changements en profondeur est celui de l’année dernière. Avec le recul, le ministre des Finances doit regretter qu’il n’ait pas pris l’occasion offerte l’année dernière pour le faire. Cette année, il a continué dans la voie tracée : faire un peu plus d’investissements publics, emprunter çà et là, maquiller les chiffres. C’est la même chose qui a été effectuée depuis des années. À part le fait que le gouvernement ait emprunté davantage, a dévalisé la Banque de Maurice et a pris quelque Rs 9 milliards des corps para-étatiques comme le CEB et la CWA,

Qu’est-ce que le gouvernement a fait de différent ? Quelle a été la nouvelle orientation ? C’est vrai qu’il n’y a pas de solutions immédiates, mais le gouvernement aurait dû profiter de l’occasion pour restructurer l’économie. Nous avons une industrie touristique qui est presque à terre. C’était l’occasion pour le gouvernement d’entrer dans les actionnariats et créer l’innovation. Il y a de nouveaux secteurs qu’on aurait pu développer.

Prenons l’économie bleue qui aurait pu nous apporter beaucoup. Voilà dix ans qu’on évoque ce concept et l’économie bleue se résume toujours à la pêche. Concernant les Rs 80 milliards dont dispose la MIC, nous n’avons entendu qu’un projet dans le cadre de l’économie bleue. On a prêté Rs 200 millions à une compagnie pour l’acquisition de navires d’occasion.

Que faut-il donc faire ?

Le gouvernement doit avoir un sens de responsabilité et ne pas penser uniquement en termes d’élections générales sur le court terme. Il doit rétablir la confiance, ramener la compétitivité, assurer la cohésion. La confiance dépend beaucoup des institutions fortes. L’investisseur doit avoir confiance dans les hommes qui nous gouvernent, avoir une prédictibilité et avoir une roupie stable.

Nous savons que nos exportations ont régressé, que ce soit en termes de produits ou de service. Ce qui affecte directement notre balance des paiements qui se détériore d’année en année. Dans le secteur offshore le montant qui quitte le pays est supérieur à celui que nous recevons. Il faut développer le secteur d’exportation en termes de compétitivité et productivité.

Nous avons parlé de la confiance et de la compétitivité, le troisième point est la cohésion. Nous sommes un petit pays et nous sommes obligés de vivre bien ensemble. C’est pourquoi j’insiste sur la restructuration de l’économie. Tant que les gens ne se sentiront pas partie prenante de l’économie, la productivité ne s’améliorera pas. Le problème s’aggrave avec le Covid sans compter que nous n’avons pas encore ressenti tous les effets de la crise et le WAS accordé par le gouvernement n’existera plus bientôt. Le taux de chômage est actuellement estimé à 9,2%. Le vrai chiffre est beaucoup plus important que cela. Or, avec la cessation du WAS, nous risquons de faire face à une crise sociale qui affectera la cohésion.

Cette cohésion n’est pas facilitée en raison de l’absence de transparence dans les dépenses publiques…

Les avantages que nous avions dans les années 1980 se sont estompés avec le temps et c’est normal. Nous n’avons pas réussi à bâtir de nouveaux secteurs. Il y a eu un essoufflement qui s’est accentué durant ces dernières années.

Dans le secteur offshore, le gouvernement a bradé le traité de non-double imposition avec l’Inde. Il a obtenu un don du gouvernement indien pour faire quoi ? Le métro, etc. Peut-être à terme, ces secteurs peuvent donner des résultats mais où est le rendement ?

Le secteur offshore était un vivier en termes d’emplois pour les professionnels. Ce secteur avait un effet multiplicateur. L’argent obtenu de l’Inde a été utilisé pour financer des projets dont nous ne connaissons pas exactement les coûts. Combien le projet de Metro-Express a coûté ? On ne le sait pas. Combien va coûter l’extension vers Réduit ? Il n’y a pas encore de chiffre précis annoncé.

En Nouvelle-Zélande, il y a des projets populaires et d’autres moins, mais le gouvernement communique. Nous pouvons être d’accord ou pas, mais lorsqu’on connaît les faits, c’est toujours mieux. Ce pays a réussi à maîtriser le Covid parce que toutes les parties prenantes ont travaillé ensemble. C’est cela la cohésion.

La confrontation permanente entre le gouvernement et l’opposition ne facilite pas cette cohésion, n’est-ce pas ?

Nous sommes en campagne électorale permanente. La vision gouvernementale se limite aux prochaines élections générales. Aux États-Unis, le président Joe Biden à 78 ans veut bâtir une économie qui maintiendra son avance sur la Chine. Beaucoup pensent qu’en 2038, la Chine sera le plus grand pouvoir économique. Le président américain s’est démené auprès du congrès pour faire adopter un projet de loi qui permettra de renouveler les infrastructures américaines afin de contrer la montée en puissance de la Chine. Sa vision est à long terme. À Maurice, la politique se résume à une stratégie à court terme.

Est-ce que c’est le cas pour la CSG ?

Comme l’ont souligné plusieurs experts, le gouvernement prend l’argent de certains employés du secteur privé pour le mettre dans le Consolidated Fund sans savoir comment il sera utilisé. Avec le NPF, nous savions au moins qu’il y avait un fonds dédié à chaque contributeur. Or, on estime que chaque année, l’argent recueilli ne sera pas suffisant pour payer les Rs 4 500 supplémentaires à tous les bénéficiaires de la pension de vieillesse âgés de 65 ans. Il y a aura un déficit de l’ordre de Rs 5 milliards annuellement. Qui sont ceux qui vont combler ce trou ?

Or, le NPF est un des Key Players en termes d’investissement dans le pays. Il a investi dans la MCB, la State Bank, Air Mauritius, IBL. C’est le plus important acheteur d’obligations. Lorsqu’il aura à vendre ses actions dans toutes ces compagnies, que se passera-t-il ? Qui achètera ces actions ? Qu’adviendra-t-il de la valeur boursière de compagnies concernées ?

Quid de la MIC ? Le ministre des Finances et le gouverneur de la BoM estiment que la MIC a empêché un écroulement du système bancaire, qui aurait eu un effet sur l’économie réelle. Qu’en pensez-vous ?

Y avait-il un besoin pour que l’Etat, dans la situation où nous étions, crée un fonds pour investir dans les compagnies en détresse ? La réponse est oui. Les divergences concernent la gouvernance de ce véhicule financier. Où va l’argent du fonds ?

Le gouverneur de la Banque de Maurice avait dit que l’argent de la MIC sera consacré à des projets spécifiques. Il est important que cet argent soit utilisé pour restructurer l’économie. Les bénéficiaires dont les compagnies hôtelières auraient dû respecter un certain nombre de critères. On ne peut utiliser l’argent propre pour financer les canards boiteux. Or, l’argent a été utilisé pour financer certaines personnes dans la pêche, etc. On investit dans les compagnies selon des termes que nous ignorons. J’ai été le Fund Manager d’un fonds listé sur la Bourse de Londres. Il y a des clauses de confidentialité.

Cependant en ce qui concerne une entreprise publique, je ne pense pas que les gens demandent des renseignements sur la stratégie de la compagnie concernée. Nous demandons simplement de nous donner les Broad Terms ainsi que l’identité des compagnies bénéficiaires. En termes de gouvernance, le rôle du comité d’investissement est d’évaluer les demandes et de faire des recommandations en conséquence.

Or, on a outrepassé l’avis du comité d’investissement pour aller directement vers le Board. À mon avis, les membres du comité d’investissement auraient dû démissionner parce que ce comité n’a plus sa raison d’être. Les termes sur lesquels la MIC investit, les options prises, les prix fixés et les conditions imposées nous amènent à dire que ceux qui gèrent le fonds, qui définissent les termes n’ont pas les compétences pour le faire, ou n’ont pas les coudées franches.

J’ai toutefois l’impression qu’il y a eu une petite rectification dans la stratégie de la MIC. Auparavant, on disait que l’idée de mise n’était pas de faire de l’argent. Or, en plus de faire du bien à l’économie, la MIC devrait avoir un rendement, sinon n’importe quel client aurait fait remarquer à la MIC qu’elle n’est pas là pour faire de l’argent.

Un Fund Manager a certains objectifs et des critères. La MIC n’est pas un fonds de bienfaisance. On a pris Rs 80 milliards de l’argent public, notre argent, pour financer les entreprises. Je vois que le gouverneur de la BOM a insisté cette semaine sur l’importance d’une discipline financière.

Les rapports de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international insistent sur la nécessité de recapitalisation de la Banque de Maurice. Qu’en pensez-vous ?

Lorsqu’on parle des réserves, on mélange beaucoup de choses. En Avril 2020, le Net Worth de la Banque de Maurice, c’est-à-dire son Shareholders Fund, était de Rs 40.8 milliards. Or elle a depuis investi Rs 80 milliards dans la MIC et a accordé Rs 60 milliards en prêt et dotation au gouvernement.
Pour offrir ces Rs 60 milliards, elle allait emprunter mais a en fait puisé de ses fonds. En avril de cette année, son Net Worth tourne autour de Rs 23.7 milliards. Et on n’est pas plus clair du traitement de Rs 28 milliards que la Banque de Maurice avait annoncé comme un
prêt au gouvernement qui de son côté ne le traite pas comme un emprunt.
Plus la roupie est dévaluée, plus le Special Reserve Fund et ainsi le Net Worth est alimenté. Or une des fonctions d’une banque centrale est d’assurer la stabilité des prix. C’est-à-dire le contrôle de l’inflation.
Qu’est-ce qui s’est passé le 29 Juin de cette année ? Du jour au lendemain, à travers les actions de la Banque de Maurice, la roupie a été  dévaluée de 4%. Pourquoi le 29 Juin ? Étant donné que les Foreign Assets de la banque centrale équivalent  à USD 7.3 milliards, la dévaluation a alimenté le Special Reseves Fund  de Rs 12.4 milliards.
L’objectif de Price Stability est ainsi sacrifié pour alimenter le Special Reserves Fund par des profits non-réalisés. Nous avions tous attendu le Repo Rate mercredi. Il est malheureux de dire que l’impotence de la  Banque de Maurice a pris le dessus sur son
indépendance.
Le taux d’intérêt directeur a été maintenu a 1.85%. Est-ce dû au fait que la Banque de Maurice n’a plus de marge de manœuvre ? Il est clair que durant les deux dernières années la Banque de Maurice a perdu son indépendance et le contrôle sur ses fonds. Il y’a un excès de liquidité sur le marché mais son Balance Sheet est faible. Excès de liquidité veut faire qu’il y a beaucoup d’argent mais pas suffisamment de projets. La Banque de Maurice se doit de stériliser l’excédent. La Banque de Maurice ne semble plus avoir les moyens de le faire. Le FMI a annoncé une législation pour empêcher que la Banque finance le budget du Gouvernement et a proposé qu’elle renforce son Balance Sheet.

Êtes-vous inquiet par le niveau de la dette publique ?

Le taux de la dette a atteint 95% du PIB. On nous dit que le pourcentage de la dette diminuera. Si on regarde les chiffres absolus pour les prochaines années, on verra que la dette continuera à augmenter. On a toujours dit que le gros de la dette vient du marché local. Or, force est de constater que la part de la dette extérieure est en hausse. Même si le ratio de la dette extérieure en devises est en augmentation.

Nous nous comparons à la Grande-Bretagne, au Japon etc. Or nous ne regardons pas l’Earning Capacity de ces pays. Le ratio de la dette par rapport aux revenus et à l’exportation n’est pas comparable ni à l’Angleterre, ni à la France.

L’ouverture prochaine des frontières est-elle un signe d’espoir ?

Certainement. Il nous faut apprendre à vivre avec la pandémie. Le seul problème est qu’il n’est pas clair quel sera le taux de la population qui sera vacciné en octobre prochain. Toujours est-il est que la majorité de la population devrait être vaccinée.

Le mot de la fin…

Nous vivons une crise très grave. Nos soubassements ont été ébranlés, la situation mondiale est plus compliquée qu’avant. Plus que jamais, nous avons besoin d’un devoir de responsabilité, d’assurer que les institutions sont crédibles. Ce qui incitera la confiance et ramènera la compétitivité et la cohésion.