Photos : Bhavik NAGINLAL MODI

Le Ralliement Citoyen pour La Patrie demande au gouvernement de décorer à titre posthume les trois personnes qui ont péri dans le naufrage du remorqueur Sir Gaëtan Duval au large de Poudre-d’Or. Rencontrant la presse vendredi dernier à l’hôtel Saint-Georges, Annick Armand, porte-parole du parti, a expliqué que ces trois personnes ont choisi de mettre leur vie en péril en tentant de sauver le pays et « ont laissé derrière elles des enfants et des familles ». Le gouvernement, a-t-elle dit, doit être reconnaissant envers eux.

C’est pourquoi il faut les décorer. Aussi, a-t-elle insisté, le gouvernement devrait faire un suivi de l’avenir de leurs enfants. « Pourquoi ne pas accorder des bourses à leurs enfants pour qu’ils puissent poursuivre leurs études dans les meilleures conditions ? » s’est-elle demandé. Elle s’est aussi attardée sur la nécessité de relancer l’élan d’entraide des Mauriciens afin de subvenir aux besoins des enfants défavorisés. « Il existe encore à Maurice des enfants qui vont à l’école avec le ventre vide », a-t-elle dit.

Le vice-président du parti, Guilliano Meyepa, a de son côté demandé aux parlementaires de l’opposition d’entrer une action en justice pour demander au gouvernement de rouvrir l’hémicycle en cette période de vacances parlementaires. « Ailleurs, comme c’est le cas en Angleterre, le Parlement est rappelé pour s’occuper des dossiers urgents. Ici à Maurice, la population aurait pu avoir quelques éléments de réponses sur le naufrage du remorqueur Sir Gaëtan Duval si le Parlement était ouvert » Guilliano Meyepa a, d’autre part, critiqué le gouvernement pour « le manque de professionnalisme dans la gestion du dossier du Wakashio ». Il a trouvé « aberrant » qu’on soit venu dire que la mort des dauphins n’est pas liée au déversement d’hydrocarbure dans les eaux.

Le secrétaire général du parti, Parlen Yagapen, demande au gouvernement d’entamer une campagne d’explications sur les mesures à prendre dans le cadre de la réouverture de nos frontières. Il est temps, selon lui, de relancer l’industrie touristique car beaucoup de gens sont en train de souffrir de cette situation.