Alors que la State Trading Corporation (STC) s’apprête à verser le montant avoisinant les Rs 6 milliards sur le compte de Betamax à la suite du jugement rendu par le Judicial Committee du Privy Council, l’économiste et l’ex-ministre des Finances, Rama Sithanen, considère que c’est la population qui « paie cette irresponsabilité outrancière », qu’il attribue à « l’entêtement » et à une « vengeance politique » de la part du gouvernement, arrivé au pouvoir en 2014. Dans une interview accordée à Le-)Mauricien cette semaine, Rama Sithanen souligne que beaucoup de personnes sont consternées par « l’exagération abusive des chiffres » afin de montrer que tout est parfait.

Il revient sur les Rs 28 milliards, qui constituent « bel et bien une dette, car le gouvernement les remboursera en ne prenant pas les futurs dividendes que la Banque centrale lui reverserait ». Il relève également que le niveau du déficit budgétaire est très élevé, que la dette est très conséquente et que le déficit extérieur se creuse. S’agissant du risque d’une dégradation par Moody’s , il estime que « tout dépendra de la capacité de nos leaders de convaincre Moody’s sur la manière dont ils comptent sortir de ce bourbier économique et fiscal ».

Maintenant que les débats ont pris fin et que vous avez entendu l’intervention du Premier ministre et le résumé des débats du ministre des Finances, quelle est votre impression générale sur le budget 2021-2022 ?

J’ai écouté le discours du Premier ministre et une partie de celui du ministre des Finances. Ma première impression est que le ministre des Finances aurait dû évoquer une bonne partie de sa dernière intervention dans son discours du budget.
Lorsque le Premier ministre affirme qu’il ne faut pas trop insister sur le déficit budgétaire et la dette dans ce contexte de la pandémie, je le comprends. Nous devons éviter de devenir des extrémistes de la consolidation fiscale alors que notre économie est dévastée.
Nous avons deux priorités, à savoir la relance rapide de l’économie et une réforme structurelle pour transformer l’économie. Cependant, il faut se préparer en avance à une consolidation fiscale et dire la vérité à la population.

Le Premier ministre a cité des pays où le déficit budgétaire et la dette sont élevés à cause de la pandémie, qui a duré longtemps. Ce que n’a pas dit le ministre de Finances dans son budget. Il faut reconnaître qu’il y avait des faiblesses structurelles avant le Covid-19. Pendant plusieurs années, il n’y a pas eu de croissance qui dépasse 4%.
Ces faiblesses structurelles ont été évoquées dans plusieurs rapports du FMI, de la Banque mondiale, de Moody’s et de la Banque Africaine de Développement (BAD). La situation s’est aggravée avec le Covid-19. Or, le ministre des Finances ne dit pas la vérité au pays. S’il avait expliqué à la population que nos fondamentaux économiques sont en difficulté et qu’il fallait restructurer l’économie, je suis convaincu que la majorité des personnes auraient accepté ses explications.

Or, Renganaden Padayachy a fait le contraire et nous a caché le véritable déficit budgétaire, la dette publique, le taux de l’inflation et le chômage. Il n’a rien dit sur l’investissement privé, les investissements directs étrangers, le déficit énorme de la balance extérieure, alors que nous sommes un pays orienté vers l’exportation. Nous dépendons beaucoup de l’exportation des biens et des services, dont le tourisme, le sucre, le poisson, le textile, les services financiers, les TIC…

La compétitivité extérieure s’est effondrée et ce secteur est en déclin depuis quelques années. C’est ce qu’il aurait dû dire depuis le début, en soulignant la nécessité de prendre des décisions courageuses, au lieu d’essayer de « over spend his way out of the pandemic and the recession ». Il fait l’impasse sur les fondamentaux économiques, mais parle de quatre terrains de pétanque !

Qu’est-ce qui a évolué entre le discours du budget et le résumé des débats du ministre des Finances ?
Dans son résumé des débats, le ministre des Finances modifie un peu sa position initiale. Alors que dans le discours du budget il mise beaucoup sur les infrastructures publiques, dont les drains, dans son résumé, il jette tout son poids sur la consommation comme moteur de reprise.

Mais lorsqu’il affirme que la consommation sera de 90% du PIB, il ne réalise pas que beaucoup de nos concitoyens ont perdu leur emploi. D’ailleurs, les statistiques indiquent qu’en décembre dernier, il y avait 52 000 chômeurs. Mais aussi 42 000 personnes qui ne travaillaient pas et nullement catégorisées comme chômeurs parce qu’elles ne cherchaient pas activement d’emploi à cause du Covid. Or, ces personnes ne travaillent toujours pas. Ce qui porte le nombre de chômeurs à un total de 94 200 à décembre 2020. Aussi la part de la consommation qui part en importation est très élevée.

D’autre part, beaucoup de personnes sont consternées par l’exagération abusive des chiffres afin de démontrer que tout est parfait. Sur la croissance, les recettes fiscales et le chômage. Entre janvier et juin 2021, beaucoup d’usines ont fermé leurs portes, avec pour conséquence que le nombre de chômeurs a augmenté. Ajouter à cela le fait que les salaires et les Fringe Benefits de ceux qui travaillent ont baissé. Beaucoup vont réduire leurs dépenses en raison des incertitudes. Le ministre aurait dû être plus réaliste dans ses prévisions.

Est-ce que la croissance de 9% annoncée par le ministre des Finances est réalisable ?
Plusieurs économistes doutent d’une croissance de 9% alors que les institutions qui ont l’habitude de prévoir la croissance, dont le FMI et la MCB, sont plus près de 5% à 6%. Il y aura certes un rebond technique, mais pas 9% dans une situation où il n’y aura pas beaucoup de touristes durant le premier trimestre de l’année financière.

Je ne suis pas certain que nous accueillerons 650 000 touristes en neuf mois, surtout en l’absence de clarté en ce qui concerne Air Mauritius. Ce n’est pas un Air Mauritius dans un état comateux, avec quelques vols sur Paris, qui pourra transporter le nombre de touristes annoncé. Avant qu’elle aille sous administration, Air Mauritius assurait le transfert de 55% des touristes. Les infrastructures publiques prennent du temps à ajouter à la croissance, comme on l’a vu avec le budget de l’année dernière.

Avez-vous noté des mesures positives dans le budget ?
Il y a quelques bonnes mesures. La décision de rouvrir nos frontières pour relancer le tourisme, l’augmentation du prix de la bagasse avec Rs 3.50 le KWh pour soulager tous les planteurs, attirer les étrangers pour faire face à un manque de compétences et résoudre le problème démographique, le coup de main à la classe moyenne avec le remboursement de 5% sur l’achat d’une maison ou d’un terrain, la transition écologique et l’accent sur la technologie et la transformation digitale sont de bonnes décisions. Même si nous ne le faisons pas assez vite et n’allons pas plus loin.

Par contre, l’objectif de 60% d’énergie renouvelable dans l’offre énergétique en 2030 est très difficile à atteindre. Il faut toutefois les réaliser et non pas rester que sur des promesses qu’on répète tous les ans dans le budget. The devil is in the execution.

Le ministre des Finances affirme que vous étiez d’accord avec l’idée d’obtenir une aide de la Banque Centrale…
Il y a une différence entre, d’une part, l’utilisation des mesures non-conventionnelles dans une situation exceptionnelle et, d’autre part, le traitement qu’on en fait. Il est vrai que la Banque de Maurice a fait un Write Off concernant les Rs 32 milliards, même si le FMI le traite comme un financement, et non des recettes.

Par contre, les Rs 28 milliards constituent bel et bien une dette, car le gouvernement les remboursera en ne prenant pas avantage des futurs dividendes que la Banque Centrale lui reverserait. Il joue sur les mots entre une dette et une avance, et l’absence d’un contrat en bonne et due forme. C’est clairement un actif de la Banque Centrale. C’est une dette.

Le gouvernement affirme avoir bien géré la crise sanitaire alors que la Banque mondiale dit que le pays est dans l’œil du cyclone. L’opposition abonde dans le même sens. Quelle est la situation réelle ?

Lorsque le gouvernement affirme avoir bien géré la crise sanitaire, il faut le mettre en contexte. Pour une île, il est facile de fermer les frontières pour contenir l’entrée du virus. A un certain moment, on parlait de Covid Safe. Par la suite, la situation s’est détériorée en raison des imprudences commises. Il y a eu une contamination dans la communauté et la situation s’est dégradée récemment. Il y a eu la deuxième vague.

Certains appréhendent actuellement une autre vague et/ou denouveaux variants plus infectieux.

Le Game Changer reste le vaccin. Le grand problème est que nous n’en disposons pas suffisamment pour arriver à une immunité générale. Par ailleurs, ceux qui n’auront pas été vaccinés sont exposés à l’infection et la contamination.

Aux Seychelles, ce sont ceux qui ne se sont pas fait vacciner qui ont été contaminés. On parle de vacciner 60% de la population pour arriver à cette immunité collective. Mais 40% de non-vaccinés représentent plus de 500 000 personnes pour Maurice. Sans compter que dans certains pays, on parle de 85% pour l’immunité collective, surtout avec les variants.
Le gouvernement a protégé l’emploi à travers le Wage Assistance Scheme (WAS) et le Self-Employed Assitance Scheme (SEAS). Il a empêché les licenciements. Dans certains cas, il a réussi. Cela varie en fonction des entreprises. Si le WAS couvre 75% des salaires, cela marche, mais il y a des cas où seulement 25% des coûts sont couverts. Les employés concernés se sont endettés ou les employeurs ont eu à injecter de l’argent.
Il y a des personnes qui ont perdu leur emploi en dépit de ces deux plans. En vérité, malgré le WAS/SEAS, on a atteint 100 000 chômeurs aujourd’hui. Surtout parmi les “self-employed” et le secteur informel.

Le problème est que le gouvernement enlèvera son soutien aux entreprises à partir de la fin juin, sauf pour l’hôtellerie, qui interviendra fin septembre. La vie n’est jamais noire ou blanche. On ne sort pas d’une situation de zéro recette pour atteindre 100% du jour au lendemain. On ne peut s’attendre à ce que des entreprises qui ont perdu 80% de leurs chiffres d’affaires atteignent ce chiffre en juillet ou octobre. Cela pendra du temps.
Que se passera-t-il pendant la période de transition, en attendant que les entreprises retrouvent leur vitesse de croisière ? Sans subventions, des employés seront licenciés. Dans le secteur touristique, il y a des chambres pour 1,5 million de touristes. Il y aura une compétition féroce pour attirer les visiteurs. Je crains que ceux qui ne peuvent suivre soient obligés de licencier sans l’aide du WAS.

Nous avons aussi un problème de viabilité dans notre système de pension. La Banque mondiale a identifié plusieurs problèmes dans la Contribution Sociale Généralisée (CSG) qui n’ont pas été mentionnés dans le budget. Il y a d’ailleurs une demande de révision judiciaire en Cour. Il sera impossible avec les contributions actuelles de payer une augmentation de Rs 4 500 aux personnes âgées de plus de 65 ans à partir de 2023. Le ministre a poussé tous les problèmes structurels sous le tapis. Il ne suffit pas de parler de la construction de drains sans s’attaquer aux problèmes structurels du pays et enlever les obstacles à la croissance.

Que faudrait-il faire ?
Nous avons besoin d’une croissance équilibrée. Nous savons quels sont les piliers de la croissance. Or, il a mis trop d’accent sur les infrastructures publiques. Cette politique comprend des faiblesses. Le démarrage des projets prend du temps.
D’ailleurs, l’année dernière, il avait annoncé des dépenses de l’ordre de Rs 100 milliards sur cinq ans. Il n’a pas dépensé grand-chose. À tel point qu’il a transféré Rs 31,7 milliards dans des fonds spéciaux pour l’année prochaine sans préciser que la pandémie avait freiné les dépenses.

L’effet multiplicateur de ces projets est faible. Généralement, presque tout est importé, y compris la main-d’œuvre. Le Metro Express est un exemple. Il n’a pas eu un grand effet sur la croissance. Les profits réalisés par les contacteurs étrangers sont transférés dans leur pays.

Le ministre a mis tous ses œufs dans deux paniers : les infrastructures publiques et l’arrivée de 650 000 touristes. Les deux paraissent irréalistes. Il aurait dû privilégier également l’investissement privé dans les secteurs productifs de l’économie. Le peu que nous recevons est investi dans les IRS, dont l’effet multiplicateur est encore très faible. Il n’y a pas suffisamment de mesures pour renverser la tendance baissière dans les exportations des biens et des services. Rien aussi pour régler le problème de compétitivité et de productivité à tous les niveaux.

La relance aurait-elle lieu ?
Après deux années de contraction, il est normal qu’il y ait un rebond technique à partir d’une base très faible. Mais pas à 9%. Plus proche de 5%.

Air Mauritius est considérée comme une des clés de la croissance, surtout dans le domaine touristique. Comment faire pour remettre la compagnie sur pied ?
En France, à Dubaï, à Singapour et ailleurs, on a réuni les parties prenantes pendant une semaine et ils ont pris la décision de soutenir leurs compagnies aériennes. S’il y a une constante partout dans le monde concernant les mesures prises pour sauver une compagnie nationale, qui est un outil stratégique pour le tourisme et la zone franche, l’actionnaire principal met de l’argent ou donne une garantie bancaire, voire les deux à la fois.

Au sujet d’Air France, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a dit ceci : « on fera ce qu’il nous coûte parce que c’est un outil stratégique pour la France. » À Maurice, après 15 mois, aucune décision n’a encore été prise. La Watershed Meeting a été reportée à janvier. Soit deux ans après sa mise sous administration volontaire.

Sans être méchant, je ne vois pas comment deux comptables nous montreront ce que nous ne savons pas. Il faut qu’il y ait des spécialistes du transport aérien et que l’actionnaire principal prenne ses responsabilités et injecte les fonds nécessaires pour qu’Air Mauritius devienne forte, résiliente, et soit en mesure d’aider le pays à attirer 650 000 touristes.
Il faut décider quel type d’Air Mauritius, quelles destinations seront desservies, le nombre et types d’avions qu’il faudra pour atteindre ces objectifs opérationnels, et, finalement, le nombre d’employés pour le faire. Au cas contraire, nous serons tenus en otage par les compagnies aériennes étrangères. On a besoin d’elles, mais on ne peut pas en être dépendants à 100%, parce que nous ne pourrons pas desservir toutes les destinations.

Pire : les prix augmenteront s’il n’y a pas Air Mauritius. Il y a des décisions difficiles à prendre, mais le plus tôt sera le mieux pour le pays. Si on ne veut pas tuer Air Mauritius, il n’y a pas 25 solutions. L’État doit injecter des fonds et donner des garanties, et il faut négocier des Haircuts avec les créanciers.

Comment se présente la situation dans le secteur des services financiers, que vous connaissez bien ?
Il faut un Reengineering et une consolidation dans plusieurs secteurs, dont le Global Business. Sinon, il sera difficile de progresser avec une trop grande fragmentation. La composition de notre offre dans ce secteur n’a pas beaucoup évolué depuis 25 ans. Aujourd’hui, il est très facile pour les nouveaux centres financiers, que ce soit en Inde ou au Rwanda, de répliquer ce que nous faisons à moindre prix. À part les 1 000 fonds, la valeur ajoutée n’est pas élevée.

Est-ce que les grandes entreprises engagées dans le service financier sont toujours à Maurice ?
La plupart sont toujours là. D’autres rencontrent des difficultés depuis que le pays est sur la Grey List de la FATF et la Black List de l’Union européenne. Nous devons répondre à des questions des investisseurs. Certaines grandes institutions, comme la Banque européenne d’investissement, ne peuvent utiliser Maurice pour structurer leurs investissements transfrontaliers. Les autres doivent faire une “enhanced due diligence”, qui prend du temps et coûte plus cher. J’espère qu’on aura de bonnes nouvelles du FATF bientôt et qu’il effectuera une On-Site Inspection prochainement pour accélérer la sortie des listes grise et noire.

Dans l’ensemble, les sociétés restent à Maurice, car il n’est pas facile de transférer les activités, mais c’est difficile pour de nouvelles structures. Il faut aussi monter en valeur ajoutée. L’introduction de la taxe globale minimum de 15% peut nous affecter. Nous attendons les détails sur la manière dont elle s’appliquera et sa base imposable. Est-ce qu’il y aura des exemptions ? Il nous faudra à l’avenir mettre l’accent sur les “non tax features”, comme les infrastructures, la technologie, la compétence, le capital humain, l’ease of doing business et les institutions compétentes.

Est-ce que vous êtes de ceux qui appréhendent un « downgrade » de Moody’s ?
Je souhaite que ce ne soit pas le cas. Moody’s utilise certains critères pour analyser un pays. Ils arrivent à certaines conclusions et font des recommandations. Le niveau du déficit budgétaire est très élevé, la dette est très conséquente et le déficit extérieur se creuse davantage. Les trois déficits sont très élevés.

Tout dépendra de la capacité de nos leaders à convaincre Moody’s de la manière dont ils comptent sortir de ce bourbier économique et fiscal. Est-ce Moody’s sera satisfait que le gouvernement ait apporté les réformes structurelles pour moderniser et transformer l’économie ?

Par ailleurs, j’ai une grande crainte au sujet du chômage. Et aussi de l’érosion du pouvoir d’achat de la population, surtout de la classe moyenne et pauvre, en raison de l’inflation, de la dépréciation de la roupie, de l’augmentation du fret. Le panier utilisé pour calculer l’inflation ne reflète plus la réalité de plusieurs de nos concitoyens. Ils dépensent beaucoup plus que plus de 23% de leur salaire sur l’alimentation. Pour eux, l’inflation est nettement supérieure à 5%.

Pensez-vous que ce qui est arrivé dans le cadre de l’affaire Betamax aurait pu être évité ?
C’est un entêtement et une vengeance politique qui ont conduit à cette situation. La raison et le bon sens n’ont pas prévalu. Et c’est la population qui paie pour cette irresponsabilité outrancière. S’ils avaient écouté les avis des experts légaux et négocié avec Betamax, on n’en serait pas là. C’est là qu’on voit ce qui peut se produire lorsqu’on “rush to make a decision” sans avoir le recul nécessaire par rapport à la permanence de l’État.

Le mot de la fin ?
Malgré les faiblesses de ce budget, j’espère que le ministre réussira son pari et arrivera à restaurer trois éléments clé pour réussir : la crédibilité, la confiance et le “trust” dans sa gestion économique. Sinon, ce sera très difficile.

 

« Si le gouvernement avait écouté les avis des experts légaux et négocié avec Betamax, on n’en serait pas là. C’est là qu’on voit ce qui peut se produire lorsqu’on “rush to make a decision” sans avoir le recul nécessaire par rapport à la permanence de l’Etat »

« Le panier utilisé pour calculer l’inflation ne reflète plus la réalité de plusieurs de nos concitoyens. Ils dépensent beaucoup plus que 23% de leur salaire sur l’alimentation. Pour eux, l’inflation est nettement supérieure à 5% »

« Après 15 mois, aucune décision n’a encore été prise pour Air Mauritius. Le “watershed meeting” a été reporté à janvier. Soit deux ans après sa mise sous administration volontaire. Sans être méchant, je ne vois pas comment deux comptables vont nous montrer ce que nous ne savons pas »