Manifestation symbolique pour les Agaléens, bloqués à Maurice, ce lundi 16 août, devant le parlement. Franco Poulay, porte-parole des Agaléens, n’entamera pas de grève de la faim. En effet, des solutions provenant du secteur privé lui ont été proposées afin que ces compatriotes et lui puissent regagner leur archipel.

Bloqués à Maurice depuis plusieurs mois, les Agaléens, qui réclament leur rapatriement, ont peut-être trouvé une lueur d’espoir grâce au secteur privé.

« Des personnes m’ont dit de ne pas faire de grève de la faim. Qu’elles pourront m’aider à repartir à Agaléga. Ces personnes m’ont informé qu’elles peuvent trouver un bateau afin que les Agaléens puissent rentrer chez eux », affirme Franco Poulay, venu à Maurice avec son fils pour des raisons médicales.

Toutefois, ses revendications ne se n’arrêteront pas là. En effet, les Agaléens réclament toujours que le gouvernement mauricien rende public le rapport sur les développements prévus à Agaléga par l’Inde, alors que les soupçons d’aménagement de base militaire se renforcent.

« S’il y a une base militaire sur l’île d’Agaléga, nous ferons définitivement une grève de la faim. Un Agaléen doit être propriétaire de sa terre », plaide Franco Poulay.

L’activiste Ivan Bibi, qui est l’initiateur de la manifestation, a indiqué que les propositions faites pourraient remédier à la situation, et que Franco Poulay les explorera au lieu d’entamer une grève de la faim.

« Comme nous l’avons toujours dit, une grève de la faim, c’est le dernier recours. Il ne faut pas la prendre à la légère. Si jamais ces solutions n’aboutissement pas, nous serons une nouvelle fois présents pour soutenir les Agaléens », confie Ivan Bibi.

Pour rappel, le bateau Trochetia étant en réparation au Sri Lanka, les Agaléens ne peuvent regagner leur île, et ils demandent que leur sort soit pris en compte par les autorités.