À l’occasion de la sortie du livre Telfair, le jardin enchanté ! d’Amarnath Hosany et Kavinien Karupudayyan, nous avons été au Jardin Telfair, à Souillac, pour comprendre comment ils s’en sont inspirés.  Ce lieu unique en bord de mer offre une vue imprenable sur la mer. Il garde un cachet historique fort intéressant, est fréquenté régulièrement par les habitants du sud qui aiment profiter de son atmosphère envoûtant.

Le jardin Telfair à Souillac est un lieu unique. C’est le seul jardin public du pays donnant directement sur la plage. Un visiteur peut ainsi à la fois profiter de l’atmosphère du jardin tout en admirant les vagues s’écrasant sur les récifs. Sans compter la vue imprenable sur la pointe cimetière au coucher du soleil, à courte distance de là, qui aura inspiré nombre d’artistes. Une combinaison de bruits et de paysage dont raffolent ceux qui se laissent ainsi prendre au jeu. Le jardin est un lieu plutôt bien fréquenté par les habitants du sud du pays.

Jeu d’ombres et de lumières.

Vestige historique d’une époque importante de notre histoire, il a été nommé après eCharles Edward Telfair, botaniste irlandais qui a établi des jardins botaniques à Maurice et à La Réunion. On dit que le poète Robert Edward Hart, dont la demeure – transformé en musée – est à proximité, passait beaucoup de temps dans ce jardin.

Le Jardin Telfair envoûte le visiteur de mille façons. Celui-ci, en franchissant la porte d’entrée, ne peut que se laisser attirer par l’arbre imposant, un multipliant, dont les branches et les lianes se tordent et s’enroulent formant une fresque inimitable. Il est l’un des nombreux arbres et plantes que comprend le jardin. La canope ainsi formée crée un habile jeu d’ombres et de lumières qui module la vue, les perspectives et les émotions. Le tout accentué par cet atmosphère salin délicieux.

Dans un coin du jardin, nous tombons sur Franne Fricot, 30 ans et ses deux enfants en pleine session de jeu. Tenant la main de sa fille, celle-ci l’aide à avancer sur une rambarde en bois alors que son fils observe la manoeuvre attendant son tour. Franne Fricot confie avoir fait un saut au jardin après avoir été faire des démarches à Souillac. “Je me suis dit pourquoi pas montrer à mes enfants où je jouais quand j’étais toute petite. Ça fait du bien, c’est un endroit paisible, ça ressource. Ça n’a pas beaucoup changé.”

J’ai de très bons souvenirs ici.”

Un peu plus loin, Marie Ribet, 30 ans également, passe un délicieux moment en compagnie de ses 3 enfants. L’habitante de Tyack observe ses petits jouant dans cet espace libre. “J’ai emmené mes enfants prendre l’air. On est bien en sécurité ici, je peux m’assoir et laisser mes enfants courir. On vient très rarement mais on aime bien être ici. J’ai passé une bonne partie de mon adolescence ici à Souillac, je jouais au volley-ball dans le centre non-loin de là et on venait s’entraîner dans le jardin. J’ai de très bons souvenirs ici. Sans compter qu’on aime bien manger les faratas d’ici.”

Les faratas dont elle parle sont l’oeuvre de Neela Veerapen, 41 ans. Debout dans sa roulotte blanche au sein même du jardin, elle sert ses clients friands de ses faratas et de ses ‘gâteau merveille’. “Je travaille ici depuis 15 années, mais je venais souvent ici avec mes enfants bien avant cela. C’est un jardin très fréquenté. Avant la pandémie de Covid-19, beaucoup de touristes venaient pour prendre des photos.”

Livre

Telfair, le jardin enchanté !

Telfair, le jardin enchanté ! s’inspire directement de ce jardin. C’est en son sein que les auteurs du livre, ont créé l’univers du conte. Le grand multipliant est ainsi transformé en bibliothèque alors que Robert Edward Hart est le bibliothécaire. “Quand nous faisions du repérage, tous les éléments du jardin nous avaient attirés, guidés, inspirés. Le grand arbre qui se trouve en plein milieu, un multipliant, était impressionnant. Comme Lakshmi, 9 ans, le personnage principal du livre, adore lire, nous nous sommes dit pourquoi ne pas transformer cet arbre en bibliothèque. Elle y rencontre chaque samedi Robert Edward Hart qui, dans le livre, est le bibliothécaire”, souligne Amarnath Hosany.

Monde féérique.

L’intrigue tourne autour du Père Noël qui a disparu laissant ses lutins dans une situation rocambolesque. Robert Edward Hart est lui responsable de l’envoie des lettres des enfants au Père Noel qui est fait par les oiseaux. D’ailleurs, dans le conte, le jardin est un monde féérique avec beaucoup d’animaux gérant la bibliothèque.

Quand à l’ambiance elle est très festive avec plusieurs marchands de glaçon râpé ou de merveilles qui sont entourés d’enfants. “On est parti dans la fantaisie, le but est de faire rêver les lecteurs, de les emmener dans un voyage féérique qui est relié à la réalité. Le but est dermettre à l’enfant de travailler son imaginaire”, dit Amarnath Hosany.

Inspiré d’un conte de Noël.

Il faut savoir que Telfair, le jardin enchanté ! s’inspire d’un conte de Noël écrit en 2016 par Kavinien Karupudayyan pour un concours. “On se voyait souvent dans nos inaugurations respectives, on a souhaité collaborer. On s’est rencontrés en 2019 à l’IFM, ensuite il y a eu le premier confinement en 2020. On s’est ensuite vu au jardin et on s’est inspiré des lieux”, dit Kavinien Karupudayyan. Le travail que Kavinien Karupudayyan a fait est une partie d’un canevas que nous avons ensuite compléter ensemble”, ajoute Amarnath Hosany.

Quant aux illustrations, elles portent la signature de Shivagami Karupudayyan, l’épouse de Kavinien. “Je venais souvent ici étant petite quand je rendais visite à mes grands-parents. Je connais bien le lieu et j’ai fait des recherches pour développer des illustrations à partir de ce que les deux auteurs me décrivaient.”

Le lancement du livre se fera le mercredi 4 août.