Kaysee Teeroovengadum (au centre) en compagnie des dirigeants mauriciens lors des derniers Jeux du Commonwealth

La réintégration de Kaysee Teeroovengadum en tant que secrétaire de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB) est comme prévu mal perçue tant au niveau de la communauté sportive que celui des autorités.

Cette décision, pour rappel, a été approuvée par les membres du comité directeur de l’instance fédérale, malgré le fait que le verdict concernant le cas d’attouchements sexuels allégués lors des derniers Jeux du Commonwealth à Gold Coast n’a pas encore été prononcé.

Au niveau du ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, le ministre de tutelle, Stephan Toussaint, a expédié un courrier à l’AMVB pour une demande d’explications et de confirmation quant à cette réintégration. De son côté, le député de l’opposition Franco Quirin a soumis une question parlementaire pour la séance de mardi prochain à Stephan Toussaint lui demandant son avis quant à la réintégration de Kaysee Teeroovengadum, alors que ce dernier fait toujours face à un procès en cour.

Du côté du Mauritius Sports Council, on fait ressortir que cette décision est mal accueillie. Par contre, Philippe Hao Thyn Voon, président du Comité olympique mauricien, n’a pas voulu s’exprimer sur ce sujet, en avançant le fait qu’il se trouve être un témoin dans cette affaire de mœurs.

Au niveau du giron du volley-ball et sur la toile, cette réintégration a créé une véritable indignation. Et ce, même si certains dirigeants ont dit leur appréhension quant à de possibles représailles. L’entraîneur d’Azur SC, Guito Lepoigneur, n’y est pas allé de main morte. « Cela constitue un manque de respect envers le sport et les volleyeuses en particulier. Les membres de la fédération devront prendre leurs responsabilités ». « C’est immoral. Il faut agir et décider de la marche à suivre », affirme de son côté l’ancien international Berty Appadoo.

Même réaction de la part de Mario Lepois, ancien entraîneur de la sélection nationale féminine. « C’est le moment de réagir ». Quant à l’ancien international Linley Fareedun, il trouve que la famille du volley-ball ne peut tolérer une telle situation. Face à cette levée de boucliers, l’AMVB reviendra-t-elle sur la décision ou sera-t-elle forcée à le faire ?