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Cette année, la fête du Nouvel An sera bien particulières en raison de la Covid-19 et de ses conséquences sur le porte-monnaie et le moral des Mauriciens. Impossible de fêter le Nouvel An normalement, même si a contrario de nombreux pays dans le monde, à Maurice, le virus ne circule pas pour le moment, bien qu’il pénètre sur notre territoire à travers ceux qui voyagent dans les rares vols que nous enregistrons.

Jusqu’ici, le protocole sanitaire rigoureux, qui comprend 14 jours en confinement strict dans des lieux sélectionnés et protégés, et un test PCR à l’arrivée, au milieu et à la fin de la quarantaine fonctionne correctement et a mis le pays à l’abri de toute propagation majeure sur le sol mauricien à une exception près.

Pour ces retrouvailles en famille, long overdue, après toutes ces fêtes passées en confinement, les Mauriciens ont deux choix, soit faire les fêtes comme d’habitude et prendre pour acquis que le pays est Covid-safe et qu’aucune précaution n’est de mise. Soit se prémunir des risques et limiter les contacts… Pour les fêtes de 2020, Week-End suggère la prudence.

Comme le font une majorité de nos concitoyens, pour maintenir cette immunité relative, il faut continuer à être vigilant en portant le masque autant que possible, laver ses mains régulièrement et respecter la distanciation physique dès qu’on est en public. Tout relâchement à ce niveau pourrait être une porte d’entrée dans vos foyers pour le virus.

• Cette année, il vaut mieux bouleverser ses plans habituels pour les fêtes de fin d’année et opter pour un repas en petit comité.
• Si le risque zéro n’existe pas, certaines mesures permettent de limiter la transmission du virus, à commencer par une bonne organisation en amont.  Chacun doit avoir une perception du risque et se retrouver en connaissance de cause. Avant le regroupement, il est nécessaire de choisir avec soin ses invités et de savoir précisément qui vient. Dans la limite du possible, mieux vaut réduire au maximum sa bulle sociale et limiter ses contacts précédant un éventuel regroupement des convives pour protéger les personnes que vous recevez ou chez qui on se rend.
• Le repas, une fois tout le monde réuni — de préférence pas plus de six en intérieur et dix en extérieur — représente un moment délicat, qu’il faut appréhender avec précaution. Il est impératif de prendre en compte la vulnérabilité de chaque convive, l’âge et l’état de santé de chacun.
• Pendant le repas, il est conseillé d’éviter les contacts physiques, de respecter une hygiène des mains scrupuleuse, de ne pas oublier les gestes barrières — on ne se serre pas les mains, on ne s’embrasse pas, on éternue dans son coude, etc..— et de nettoyer fréquemment les zones touchées par tout le monde.
• La transmission du virus se fait par voie respiratoire ou lors d’un contact physique. Par conséquent, il n’existe aucune donnée scientifique prouvant une contamination possible par la nourriture. Cependant, les objets partagés et touchés par tout le monde représentent une source de contamination importante. Évitez au maximum les assiettes où tout le monde se sert.
• Préférez de petits pics en bols, pour éviter que tout le monde touche le plat. De même, vous pouvez désigner une seule personne pour servir les boissons, elle sera ainsi la seule à toucher les bouteilles.
• Ne faites pas non plus passer les cadeaux de main en main et désignez celui qui sera chargé de les distribuer.
• Réflexe indispensable pour les fêtes, il est essentiel d’aérer régulièrement toutes les heures la pièce où l’on se trouve pour renouveler l’air. Cette mesure est à adapter en fonction du volume de la pièce, du nombre d’invités, etc. Le mieux c’est de faire la fête sur une terrasse ouverte ou à l’extérieur si la météo le permet.
• L’accessoire indispensable des fêtes de fin d’année demeure le masque, de préférence en tissu réutilisable et correctement porté, couvrant le nez, la bouche et le menton, pour être efficace. Il faut au maximum limiter les moments où on ne le porte pas. Pensez aussi à prévoir des masques pour les distraits qui auraient oublié le leur.
Tout ce qui précède peut paraître futile, mais comme la moindre imprudence est capable de démarrer un foyer de contamination, il vaut mieux faire preuve de prudence…

Pour profiter des fêtes, même si le moral n’y est pas

De la fatigue accumulée, des périodes stressantes depuis l’apparition de la Covid-19, des changements qui demandent ont demandé beaucoup d’adaptation ou de flexibilité, des proches qui ne peuvent prendre l’avion pour venir nous rejoindre en raison des restrictions aéroportuaires… les raisons peuvent être aussi variées que nombreuses en cette période de l’année qui font que certains d’entre nous n’ont pas le moral. Pourtant, pour sortir de cette situation pénible à vivre, quelques petits efforts valent la peine d’être faits et ainsi passer ce cap 2020 pour attaquer une nouvelle année. Un pas après l’autre, voici quelques petites clés à découvrir pour retrouver la sérénité.

Faire une cure de magnésium et vitamine B6

C’est une astuce toute simple à mettre en place, en période de spleen et de stress divers: faire une cure de magnésium et de vitamines B6 permet de retrouver un certain équilibre du système nerveux, de diminuer l’irritabilité, d’avoir un meilleur sommeil…

S’accorder des pauses « feel good »

De toute part, via les réseaux sociaux et la radio ou la télé notamment, nous sommes quotidiennement assaillis de mauvaises nouvelles, dont la résurgence des cas de Covid-19 ou encore la mutation du virus… Sous le feu de ces infos stressantes, notre moral descend en flèche. La solution:  se couper de cet incessant ballet inquiétant régulièrement et faire des pauses «douceur». Attention, il est nullement question de faire l’autruche, mais bien de s’octroyer des bulles d’oxygène. Ce qui fonctionne, ce sont les lectures «feel-good» et les séries de types comédie qui font office de barrière de sécurité.

Prendre le parti de la gratitude

Certes 2020 n’a pas été une année facile, et les pensées négatives sont parfois difficiles à éviter, mais en en prenant conscience, elles peuvent être «recadrées» et redirigées. En y réfléchissant, il y a certainement beaucoup de points pour lesquels on peut remercier la vie : une bonne santé, un toit sur la tête, de quoi se nourrir, des gens qui nous aiment… Pour cultiver l’optimisme et pratiquer la psychologie positive, il suffit aussi chaque jour de trouver dans votre journée trois moments sympas, trois instants qui vous ont procuré une émotion positive et de les lister mentalement pour vous en réjouir. À force d’entraîner votre esprit, vous lui apprenez à voir les choses positivement plutôt que négativement.

Faire attention à son alimentation

On a tous nos aliments «doudou» et nos plats réconfortants sur lesquels on se rabat après une journée difficile ou un coup de blues. Mais attention, si on se fait plaisir, on ne doit pas tomber dans l’excès. Compensez plutôt avec des oméga-3 que vous trouverez dans les poissons gras et les huiles végétales, des fruits secs riches en magnésium ou en sélénium et craquez pour un carré de chocolat noir pour le plaisir.

Évitez de trop boire

Pot de Noël au bureau, “Secret Santa” avec les amis, Noël en famille, réveillon du Nouvel An… Les occasions de boire et de faire la fête s’enchaînent pendant la période des fêtes. Avant de vous ruer vers la première bouteille à portée de main, rappelez-vous que vous n’avez pas besoin de boire à chaque événement. Un verre ou deux pour se détendre, c’est sympa. Mais une consommation excessive ou répétée, si elle semble soulager nos idées noires sur le moment, les renforcera dès l’effet de griserie envolé (sans compter la gueule de bois, la prise de poids et autres effets secondaires désagréables). Cercle vicieux garanti.

Sortir prendre l’air

Quand on n’a pas la forme, on manque d’énergie et cela peut se traduire par un renfermement. C’est plus facile de rester dans nos quatre murs et de n’avoir aucun effort à faire pour sortir, rencontrer d’autres personnes, entretenir une conversation. Mais c’est aussi le moyen le plus sûr de ne se donner aucune chance d’aller mieux et de retrouver le moral. Forcez-vous un peu tous les jours à sortir ailleurs qu’au boulot : aller chercher le pain à la boulangerie, faire une balade, aller prendre un verre avec des amis…

Prendre du temps pour soi, vraiment

Savoir prendre soin de soi, ce n’est pas superficiel ni même superflu et absolument pas de l’égoïsme. C’est  une nécessité. Cela s’appelle se ressourcer pour être mieux à même d’affronter le reste et d’être plus performant au quotidien. Faites quelque chose que vous aimez et qui vous détend : prendre un bon bain chaud parfumé, se reposer dans son lit… C’est vous qui voyez quand, à quelle régularité, mais tenez-vous-y, votre santé mentale vous remerciera.

Faire appel à la créativité

Ces dernières années, la créativité et le DIY sont revenus en force sur le devant de la scène. S’il ne fallait qu’une raison pour comprendre cet engouement, c’est que créer, donner vie à quelque chose est une activité qui a un nombre d’avantages plutôt géniaux : c’est apaisant et relaxant; ça renforce l’estime de soi, ça permet de mieux structurer nos pensées; ça renforce notre capacité de concentration, ça nous ancre dans le moment présent; ça nous permet de prendre un moment pour nous (voir plus haut)… Plus on crée, plus on développe notre créativité. Quels que soient vos talents (écriture, dessin, couture, cuisine, création de bijoux, déco, tricot…), passez au moins une heure chaque semaine à pratiquer votre activité préférée pour casser la routine et ressentir un brin de fierté.
Garder vos bonnes habitudes

Pendant la période de Noël, on a tous tendance à oublier d’aller à la gym. Si cela est bien sûr parfaitement compréhensible, n’abandonnez pas toutes vos bonnes habitudes sportives d’un coup pour autant. Vous savez ce qu’on dit: «Bien dans son corps, bien dans sa tête». Pratiquer une activité physique (ça peut être aussi simple que d’aller marcher 30 minutes) aide à combattre l’anxiété, le stress et la dépression, tout en vous mettant en forme.