(FILES) In this file photo taken on May 6, 2020 employees wearing protective masks against the spread of the novel coronavirus, COVID-19, work along the assembly line that produces both the electric vehicle Renault Zoe and the hybrid vehicle Nissan Micra, at Flins-sur-Seine, the largest Renault production site in France. - The automaker, in which the French state holds a 15 percent stake, is set to unveil this week a sweeping revamp of its operations as well as its partnership with Nissan and Mitsubishi, in the wake of falling sales and profitability that were amplified by the coronavirus crisis. (Photo by Martin BUREAU / AFP)

Les constructeurs automobiles Renault, Nissan et Mitsubishi Motors ont annoncé mercredi qu’ils allaient développer et produire en commun « près de 50% » de leurs modèles à l’horizon 2025 afin d’améliorer la rentabilité des trois entreprises.

Cette mise en commun « devrait permettre de réduire les coûts et les dépenses d’investissements par modèle jusqu’à 40% pour les véhicules conçus sous ce nouveau schéma », a annoncé l’alliance franco-japonaise dans un communiqué.

Ces annonces interviennent alors que Nissan et Renault, déjà en grandes difficultés avant la crise provoquée par la pandémie de Covid-19, doivent dévoiler respectivement jeudi et vendredi des plans d’économie sévères incluant des fermetures de sites et des suppressions de postes.

La nouvelle stratégie des trois entreprises présentée mercredi permettra d’augmenter les synergies et donc de réduire les coûts dans leurs différentes activités.

Cette stratégie s’appuie sur un schéma de « leader-follower », avec une entreprise référente par modèle, par zone géographique et par technologie, les deux autres partenaires bénéficiant des savoir-faire et capacités industrielles du chef de file.

Ainsi, « les synergies augmenteront afin de maximiser le partage des coûts fixes, ainsi que l’exploitation des actifs de chaque entreprise », affirme l’alliance.

L’objectif est de « renforcer la stratégie de standardisation (…), depuis la plateforme jusqu’au véhicule complet ». La production de véhicules conçus en commun va être regroupée dans une seule usine du groupe « lorsque cela (sera) jugé pertinent ».

A titre d’exemple, le renouvellement des SUV (4×4 urbains) de taille moyenne (Renault Kadjar, Nissan Qashqai) « sera mené par Nissan », tandis que le renouvellement des petits SUV (Renault Captur, Nissan Juke) « sera mené par Renault ».

Concernant la répartition géographique, Nissan deviendra le référent en Chine, Amérique du Nord et Japon. Renault le sera pour l’Europe, la Russie, l’Amérique du Sud et l’Afrique du Nord. Mitsubishi Motors sera leader pour les pays d’Asie du Sud-Est et l’Océanie.

Enfin, les trois entreprises se répartiront les responsabilités sur plusieurs technologies clé.

Nissan prendra les commandes sur la conduite autonome et sur les motorisations des futurs modèles électriques développés sur des plateformes dédiées.

Renault sera responsable des technologies de connectivité basées sur le système d’exploitation Android (exploité dans le monde entier sauf en Chine où Nissan sera chef de file) et sur l’architecture électrique-électronique des véhicules. Le groupe au losange aura également la responsabilité des motorisations pour les véhicules électriques dérivés de plateformes thermiques.

Enfin, Mitsubishi sera référent sur les technologies hybrides rechargeables (essence-électrique) des véhicules de moyenne et grande taille.

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