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Le personnel d’Air Mauritius, déjà sous les coups de difficultés en série depuis le 22 avril de l’année dernière compte tenu de la mise sous administration volontaire, se retrouve ces jours-ci sous une nouvelle menace. Menace qui était redoutée sous la forme de la vaccination obligatoire, notamment pour les membres du personnel navigant. Et ce, d’ici le 15.

Tout comme la vaccination obligatoire a été imposée au personnel médical, de l’Éducation et même les élèves, âgés de plus de 18 ans, il est un secret de polichinelle que les autorités souhaitent voir les pilotes et le personnel navigant se soumettre à la vaccination afin d’être en phase avec ce que les hôteliers et leur personnel ont consenti pour la réouverture des frontières. C’est-à-dire que tout le personnel travaillant pour les hôtels, de même que leurs familles doivent obligatoirement être vaccinés par les produits qui ne sont pas nécessairement reconnus par les pays des habitants étrangers qui souhaitent voyager vers Maurice à partir du mois de juillet.

Vaccin obligatoire pour Rodrigues

Cette nouvelle a pris forme lorsqu’un des pilotes a demandé à certains de ses confrères s’ils avaient été vaccinés ou pas. Ces pilotes ont du coup été informés que s’ils n’étaient pas vaccinés avant le 15, ils seraient enlevés du Roster car le vaccin sera obligatoire pour voler vers Rodrigues. La nouvelle transmise est que le ministère de la Santé ne va plus permettre aux pilotes qui n’ont pas été vaccinés de piloter les avions de MK à partir du 15.

Les pilotes ont été avertis de cette obligation de vaccination contre le Covid-19 et il est largement compris que ce postulat affectant les pilotes est évidemment étendu aux hôtesses et stewards et d’autres corps de métier associés à l’aviation commerciale.  La question qui se pose concerne le reste du personnel d’Air Mauritius : seront-ils aussi contraints à cet exercice où seront obligatoirement réservés aux personnels des avions en vols, pilotes et navigants?

En tout cas, cette obligation vaccinale, alors que des recours contre cette décision ont été logés en Cour suprême, constitue un nouveau pavé sur la piste de décollage de la compagnie aérienne nationale en marge de la réouverture des frontières.