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Après 18 mois sans travail, les marchands de plage sont dans l’expectative de jours meilleurs avec la réouverture des frontières. Le président de la Federation of Beach hawkers Association, Joomeed Aubeeluck, parle toutefois d’une « timide re- prise » pour l’instant.

« Là où les hôtels ont repris, nos membres travaillent plus ou moins. Néanmoins, le travail n’est que très pâle, car il n’y a pas tant de touristes que cela. Il faudra attendre que ces derniers reviennent plus nombreux pour que notre travail puisse reprendre vraiment » explique-t-il, estimant que ce n’est que « lorsque le pays donnera une image rassurante que les touristes viendront en nombre ». Il se dit toutefois soulagé qu’avec la réouverture des frontières, les membres de sa fédération ont enfin commencé à participer à un atelier de travail mardi à la Tourism Authority, et ce, en collaboration avec l’AHRIM.

« En amont de la réouverture, les chauffeurs de taxi, agents de voyages, employés d’hôtels, etc. ont reçu une for- mation en matière de mesures sanitaires, sauf nous. C’est ainsi qu’on a fait comprendre que les Beach Hawkers sont aussi concernés et sont en contact direct avec les touristes. Aujourd’hui, on a enfin Beachhawkers: faible lumière au bout du tunnel compris que les marchands de plage sont aussi des “frontliners” et que nous avons aussi besoin d’une telle formation. En effet, si on n’est pas bien préparé, le marchand peut transmettre le virus au client, ou vice-versa. Que se passera-t-il par rapport à la réputation de l’hôtel ? À quoi sert-il de veiller à la protection sanitaire à l’intérieur de l’hôtel et pas à l’extérieur ? » Joomeed Aubeeluck se réjouit qu’un premier groupe d’une cinquantaine de marchands de plage sur quelque 400 ont reçu cette formation. À l’issue de cette dernière, ils obtiendront un certificat. « De cette manière, les clients seront plus en sécurité et nous de mêmes. »

Si la réouverture représente la lumière au bout d’un tunnel de 18 mois, cette lumière, nuance le président de la fédération des Beachhawkers, est encore faible. « Nous sommes en attente de jours meilleurs. Quand on meurt de faim, on s’agrippe à tout ce qu’on peut. Il nous faut apprendre à vivre avec le contexte. D’après les infor- mations reçues, nous aurons l’allocation de Rs 5 100 jusqu’à la fin de l’année. Mais cela nous soulagerait si cette somme était plus élevée, car Rs 5 100 ne suffisent pas, surtout que nos membres les plus âgés et plus vulnérables ont peur de travailler, et de fait certains ne travaillent pas. » Sauf quelques exceptions, la majorité des membres de la fédération sont vaccinés. « Nous avons passé le mot d’ordre que tous se vaccinent. »