Avec la reprise des classes le 1er juillet au lieu du 1er août, la Deputy Head Teachers Union (DHTU) est d’avis que les prochains examens du Primary School Achievement Certificate (PSAC) pourraient se tenir au mois de décembre, moyennant, selon eux, la modification du nouveau calendrier scolaire présenté par la ministre de l’Éducation il y a une semaine. « Puisqu’on commence un mois plus tôt, avec la collaboration et le dévouement de tout le personnel du primaire, nous pouvons terminer l’année scolaire cette année même », estime Sunil Jhugroo, président de la DHTU, qui fait part des propositions de ce syndicat dans ce sens.

La DHTU reconnaît que la Covid-19 a affecté grandement le déroulement de l’année scolaire, comme dans beaucoup de pays. Ce syndicat exprime son appréciation de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement ainsi que pour les initiatives prises par le ministère de l’Éducation pour les cours à distance pendant le confinement à l’intention des élèves du primaire et du secondaire. « Ces cours ont permis aux élèves de rester connectés régulièrement à l’école et les parents ont apprécié ce programme d’accompagnement scolaire pour leurs enfants », lance Sunil Jhugroo, président de ce syndicat.
Cependant, la DHTU déplore le manque de consultations de la part des autorités avec les différentes partenaires de l’école avant de finaliser le nouveau calendrier scolaire se terminant en mars de l’année prochaine. En effet, ce calendrier suscite diverses réactions, malgré les explications des autorités. Selon le constat de la DHTU, le ministère a choisi de discuter avec un seul syndicat alors qu’il s’agit, soulignent ses dirigeants, « d’un sujet important concernant un secteur comprenant plusieurs partenaires ». Et le président de poursuivre : « Nou pe dir minister na pa koz selman avek enn sel sindika ki na pa konn larealite ! S’il y avait des consultations avec tous ceux concernés par l’organisation de l’école, le ministère aurait pu venir avec une meilleure option pour le calendrier scolaire, dans l’intérêt des enfants. »
À la suite des discussions avec ses membres, la DHTU fait la suggestion suivante : un deuxième trimestre du 1er juillet au 18 septembre (12 semaines d’école) suivi d’une semaine de vacances, du 21 septembre au 25 septembre. Et enfin un troisième trimestre du 28 septembre au 18 décembre, soit 12 semaines d’école.
Sur la base de ce calendrier qu’elle suggère, la DHTU propose la tenue des examens du PSAC comme suit : Modular Assessment pour les Sciences le 23 novembre et, pour Histoire-Géo le 24 novembre. Ensuite l’organisation des examens pour l’anglais, le français, les langues asiatiques et les mathématiques entre les 14 et 16 décembre. Tandis que les “private candidates”, selon la DHTU, pourraient, eux, prendre part au Modular Assessment dans l’après-midi des 14 et 16 décembre.
La DHTU émet aussi des réserves sur un calendrier scolaire échelonné sur deux années, soit débutant au milieu de l’année pour prendre fin en mars. « Mis à part le changement de calendrier cette année pour cause majeure, si le ministère a l’intention d’opter pour un nouveau système d’année scolaire de manière définitive, les autorités devront amender l’Education Act. Le ministère aurait dû avoir inclus cette idée dans son plan de réforme de l’éducation », avance le président de la DHTU.
Toujours à ce sujet, ce syndicat souligne les nombreux jours fériés durant les trois premiers mois de l’année pour différentes célébrations (fêtes religieuses, fête nationale, commémoration de l’abolition de l’esclavage) et, de ce fait, il estime qu’il « n’est pas approprié » de fixer le troisième trimestre durant cette période. « Sans compter la période cyclonique, en début d’année, qui bouleverse de plus en plus la journée de l’école. À cause des pluies torrentielles, plusieurs fois durant les années passées, le ministère a pris la décision de ne pas ouvrir l’école pour ne pas mettre la vie des enfants en danger », ajoutent les dirigeants de la DHTU pour soutenir leur désaccord à l’éventualité d’un changement d’année scolaire à l’avenir.