La première réunion du comité interministériel sur le « Drug Offenders Administrative Panel » (DOAP) s’est tenue ce jeudi, 22 octobre, au bureau de l’Attorney General, Maneesh Gobin, à Port-Louis.

Réunissant des ministres, des ONG et associations, ainsi que des juristes et officiers des forces de l’ordre, le comité s’est penché sur les problématiques liées au fléau de la drogue. Un premier pas qui pourrait mener à la mise sur pied du DOAP, comme formulé dans les recommandations de la Commission d’enquête sur la drogue, publiées en 2018.

« Nous avons toujours prôné pour une distinction légale entre les consommateurs et les trafiquants de drogue », a expliqué Kunal Naik, directeur de plaidoyer de l’ONG PILS. « Avec cette première réunion, c’est une concrétisation des plaidoyers que nous avons entrepris il y a plusieurs années ».

La mise sur pied d’un DOAP a pour but de répondre aux problèmes de santé auxquels font face les consommateurs de drogues. C’était l’un des sujets abordés lors de la troisième réunion du Conseil de haut niveau sur la drogue et le VIH, présidé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, le 15 septembre.

Ce jeudi, les critères et les actions de ce comité en vue de la mise en place du DOAP ont également été discutés. Ainsi que les solutions proposées dans le rapport de la Commission d’enquête sur la drogue. Dont les exemples de DOAP déjà instaurés, comme au Portugal.

Marlene Ladine, de l’ONG Chrysalide, s’est réjouie de la considération accordée aux femmes à travers ce comité. « Déjà que la drogue est un problème très complexe, cela l’est encore plus pour la femme », soutient-elle.

Les autres participants au comité sont le ministre de Santé, Kailesh Jagutpal, des représentants du ministère de l’Egalité des genres, du bureau juridique de l’État, du bureau du Directeur des poursuites publiques, du bureau des poursuites de la police, de l’unité de lutte contre la drogue (ADSU) et la contrebande, ainsi que des ONG impliquées dans la réduction des risques liés à la consommation de drogue (Chrysalide et Centre de Solidarité Pour Une Nouvelle Vie).

A savoir que le National Drug Secretariat (NDS) assurera la coordination auprès du secrétariat du comité.