Face à « l’urgence de trouver un consensus » sur les modalités d’un nouveau calendrier scolaire, les membres de l’Union du peuple de Rodrigues (UPR), dont le leader est le Minority Leader, Franceau Grandcourt, souhaitent que l’Assemblée régionale siège ce jeudi en séance spéciale pour débattre de la question. Ils souhaitent apporter leurs idées et leur contribution afin, disent-ils, « de mettre fin à cette polémique, qui n’a que trop duré et qui n’est pas dans l’intérêt des élèves ». C’est ce que propose Franceau Grancourt.

« Vu que les autorités ont fait marche arrière sur la question, le chef commissaire, en tant que commissaire de l’Éducation, doit faire son mea culpa et présenter des excuses à tous ceux concernés par ces litiges », affirme le Minority Leader. D’emblée, il déclare que la situation dans l’éducation dans l’île est « tellement grave que cela mérite qu’on en parle ». Il dit ainsi avoir rencontré des parents et des enseignants, qui ont exprimé leurs appréhensions par rapport à la situation qui prévaut dans l’île actuellement. « Nous pensions que la commission de tutelle allait être en mesure de résoudre le problème, mais tel n’est pas le cas. Au sein de l’UPR, nous exprimons notre solidarité envers les enseignants, les élèves et les parents, qui sont tous perturbés par cette situation. Popilasion finn trouve ek finn konstate ki se enn gouvernman atoufer ek ipokrit ki pe diriz sa pei-la. Zot enn bann atoufer. Le citoyen lambda peut ne pas bien comprendre ce qui se passe au sein du Parlement, car les travaux, les débats et les questions ne sont pas diffusés de manière équitable », dit-il.

« Pa zis dan ledikasion, dan tou sekter zot fer atoufer koumsa. Dans le domaine de la pêche, de la culture, du tourisme, la santé… C’est partout la même chose. Et ce n’est que le sommet de l’iceberg », dit Franceau Grandcourt, avant de soutenir que le gouvernement régional « a essayé à plusieurs reprises d’induire le peuple en erreur ». Il poursuit : « Me dimounn voice out, dimounn koze ek nou ekoute. »

Le Minority Leader estime que si cette situation est arrivée à son paroxysme, « c’est parce que les autorités ont refusé d’écouter les doléances, les appréhensions des parents », ainsi que les propositions des techniciens du secteur. « Li bien vilin kot nou finn arive zordi. Pa ti bizin ariv ziska la. Ena dimounn bizin aret fer larogans parski zot krwar zot konn tou », dit-il.

Pour Franceau Grandcourt, il est « clair » que le calendrier proposé par le front commun des enseignants « inn pran an kont zis tou », qu’il s’agisse de la sécurité des enfants, de leur temps de repos ou encore de l’accompagnement des élèves jusqu’aux examens. Aussi dit-il « ne pas comprendre quel est l’expert qui a conseillé les autorités pour qu’elles proposent un tel calendrier ». Un problème qui, selon lui, « n’aurait pas dû avoir sa raison d’être, si les autorités avaient pris en compte les propositions de tout un chacun ». Et de soutenir : « Nou denons sa zordi parski pa ti bizin ariv ziska la. Zot bizin rekonet ki zot finn fer erer ek ki zot kalandrie pa bon. Sa kre enn sitiasion malsin dan lekol. Zordi mo pe apran ki ena konfli dan lekol. Inn kre konfli ek divizion dan lekol. Je me demande quelles motivations les enseignants peuvent encore avoir pour aller à l’école ou pour que les élèves y viennent, alors que ce problème n’en était pas un. »

Franceau Grandcourt estime que ce problème a été « amplifié par les autorités pour certaines raisons obscures ». Raison pour laquelle, dit-il, l’UPR a décidé d’aller voir le Clerk de l’Assemblée régionale afin de réclamer une séance spéciale et pouvoir débattre de la question ce jeudi.

Concernant cette motion, il est bon de rappeler qu’il faut sept membres pour rappeler l’Assemblée. Il revient maintenant aux deux membres du Mouvement rodriguais – à savoir Nicolas Von Mally, l’ancien Minority Leader, et Reddy Augustin – de signer la motion pour que l’Assemblée soit rappelée jeudi. « Si zot pa sign let-la, listwar retiendra ki zot finn fayir a zot devwar. Zot pou bizin asim zot responsabilite », dit Franceau Grandcourt.