Photo illustration

Des pêcheurs ont obtenu une compensation de la commission de l’Agriculture. Cet exercice concerne ceux de la région de Plaine-Corail où ils devaient être relogés. Selon Richard Payendee, des maisons ainsi que les pêcheries ont dû être relocalisées.

Certains pêcheurs, qui avaient identifié leurs nouveaux sites de pêche dans le South East Marine Protection Area (SEMPA), ont dû revoir leurs propositions. Car aucune activité n’est autorisée dans cette zone. Le commissaire Richard Payendee dira que des constructions ont dû être stoppées dans cette zone, le temps pour les familles concernées d’identifier un autre emplacement.

« À ce moment-là, l’Assemblée régionale leur a proposé un autre emplacement. Mais il y a eu beaucoup de difficultés, l’opposition s’étant invitée dans le débat. Il fallait donc trouver un autre emplacement pour ces pêcheurs. Et après plus d’un an de négociations, on leur a alloué un emplacement qui se trouve à Camp-Pintade, mais ils avaient estimé que c’était beaucoup trop loin. Et après d’âpres négociations, ils avaient estimé qu’ils devraient être compensés à raison de Rs 105 000 par personne. Au final, huit pêcheries sont tombées d’accord pour rendre leur carte de pêche à la senne. Ils avaient trouvé qu’il fallait rendre cette carte depuis longtemps mais ont quand même demandé à la commission de la Pêche de leur donner jusqu’au mois de mai pour le faire. Le temps de faire de la pêche à la senne pour ces deux mois entre-temps », a expliqué Richard Payendee.

Au final, six pêcheurs sur huit ont accepté de rendre leur carte de pêcherie. Richard Payendee a donc procédé à la remise de chèques pour les compensations, pas Rs 105 000 mais Rs 60 000 par pêcheur. « Parski larzan ki ti pe servi pou ranz sa batiman la pou zot, batiman ki finn komanse dan SEMPA la, nou finn donn zot larzan la. Si zot ti rann la komision zot permi lasenn, zot ti pou gagn Rs 105 000 sakenn individielman. Se peser ki ti pou gagn sa, pa pesri. La nou pou donn zot enn formasion pou zot gagn kart lapes deor. Zot pou gagn bokou plis lavantaz al lapes deor », a soutenu le commissaire de la Pêche. Et d’ajouter que si ces pêcheurs ont des projets agricoles, la commission sera présente pour les aider et les accompagner. Six personnes ont obtenu cette compensation de la commission.

Il faut dorénavant, selon Richard Payendee, que les autorités locales encouragent les pêcheurs qui exercent à l’intérieur du lagon à pratiquer leur métier hors lagon et ce, après une formation. « La pêche dans le lagon cause beaucoup de tort à notre environnement marin, affectant les coraux. Il y a un souhait général que la pêche à la senne dans le lagon soit banni car cela abîme les coraux. Cette pêche fait partie du folklore rodriguais avec la fête du poisson qui est célébré chaque 1er mars. À cette occasion, de nombreuses personnes essaient de se procurer le fameux “milet” pour un bouillon. Il s’agit pour la plupart de femmes. »