C’est la consternation chez les proches de ce jeune officier de police, admis à l’hôpital Jawarharlall Nehru, de Rose-Belle. Il a reçu en effet le traitement destiné à un patient dialysé qui occupait le même lit que lui auparavant. Révoltés, ses proches l’ont transféré en clinique et dénoncent le laxisme dans ce cas particulier.

Vendredi dernier, un jeune officier de moins de 30 ans de l’Helicopter Squadron, basé à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam, s’est évanoui pendant son entraînement. Il a été transporté à l’hôpital Jawarharlall Nehru de Rose-Belle pour y recevoir des soins. Les médecins qui l’ont ausculté ont alors décidé de le mettre sous observation. Le jeune homme a été admis dans la salle 2/4.

Le lendemain, lorsque ses proches sont venus lui rendre visite, ils l’ont trouvé complètement affaibli sur son lit d’hôpital. C’est en consultant la fiche qui était accrochée qu’ils se sont rendu compte que le jeune homme avait pris pas moins de huit comprimés… destinés au traitement des patients dialysés. Or, le patient n’est n’a pas de problèmes rénaux. Devant la consternation des proches et les tentatives de trouver une réponse à leurs questions, les langues ont commencé à se délier sur place.

Il s’est ainsi avéré qu’un patient dialysé avait occupé ce lit pendant plusieurs jours et qu’il venait juste de quitter l’hôpital lorsque l’officier de l’Helicopter Squadron est arrivé. Il a donc pris sa place. Toutefois, le message semble n’être pas passé auprès de tout le personnel soignant. C’est ainsi que le jeune homme s’est vu administrer le traitement du patient dialysé.

Un de ses proches qualifie cette situation de « révoltante », car elle aurait pu, dit-il, avoir des conséquences dramatiques. « Quand nous sommes venus le voir, il était complètement affaibli sur son lit. Il nous a dit qu’il avait pris huit comprimés. Nous avons trouvé cela bizarre, alors que la veille, son seul traitement était le sérum. Autant dire que nous sommes tombés des nues en constatant qu’il avait reçu le traitement d’un patient dialysé. »

Ses proches ont ainsi porté plainte à la direction de l’hôpital et ont signé la décharge du jeune officier pour qu’il soit transféré en clinique. « Après cela, comment aurions-nous pu faire confiance une nouvelle fois à l’hôpital ? Nous l’avons trouvé affaibli. Nous ne savions pas quel impact ces comprimés pouvaient avoir sur sa santé. »

La famille du jeune homme dit comprendre que le personnel de santé puisse être dépassé parfois ou commettre des erreurs, mais elle invite quand même à faire très attention. « Quand on est membre du personnel soignant, on a une grande responsabilité envers les patients. Il faut faire très attention. Nous parlons pour attirer l’attention et pour demander au personnel de garder la tête sur les épaules pendant leur service. » Au niveau de l’hôpital de Rose-Belle, on indique qu’une enquête est en cours afin de situer les responsabilités dans cette affaire.