Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, dans une déclaration à l’Assemblée nationale, hier, a fait ressortir que le port du masque n’a pas d’impact sur l’efficacité des opérations de police. Cependant, il a reconnu que le port du masque pouvait avoir un impact partiel sur l’identification des suspects par rapport à la reconnaissance faciale des caméra de Safe City.
A savoir que les caméras de Safe City sont utilisées pour la prévention et la détection de crimes sur la base d’informations sur le terrain, la gestion du trafic et la réponse rapide aux demandes du public et aux urgences.
 
Néanmoins, les images sont toujours utiles pendant les enquêtes policières, car en plus de l’identification faciale, il existe d’autres caractéristiques et détails qui peuvent être récupérés pouvant aider la police à identifier les suspects bien qu’ils portent des masques, a-t-il indiqué.
 
Le Premier ministre a souligné que les preuves d’identification ne sont pas obtenues exclusivement par reconnaissance faciale. « Si ces preuves sont de mauvaise qualité, la police a recours à d’autres modes d’identification notamment à travers: les victimes/témoins; échantillons (par exemple: urine, sang, salive, sécrétions vaginales, cheveux ou poils, spermes); empreintes digitales et de pas; utilisation de chiens renifleurs; photo numérique; et, l’acide désoxyribonucléique (ADN) », a-t-il dit.
 
S’agissant des caméras de Safe City, le chef du gouvernement a rappelé qu’elles sont adéquatement équipées pour identifier les suspects même s’ils portent des masques de protection.