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La saison hippique 2022 est-elle déjà menacée ? C’est ce que pensent ceux qui sont dans le giron car il y a, semble-t-il, un problème qui a surgi sur le plan de l’importation de nouveaux chevaux. Cette situation découle d’une décision entérinée au conseil des ministres le 18 juin dernier. En effet, il a été décidé que l’importation de tout nouveau coursier ne pourra se faire que pendant les mois de juillet à septembre, avec effet immédiat, et cela à cause de l’épidémie de African Horse Sickness (AHS).

Cette décision a été prise sur recommandation du chef vétérinaire du ministère de l’Agro Industrie, mais sans consultation avec ni la MTC Sports and Leisure Ltd ni avec les entraîneurs et encore moins avec les propriétaires.

Pourtant, tout le monde sait — surtout parmi les professionnels des courses — qu’il existe un protocole bien établi pour juguler le African Horse Sickness et ce, depuis des années. Jusqu’ici, ce protocole a donné satisfaction aux autorités gouvernementales et hippiques.

Le protocole établi est le suivant :
les chevaux se font vacciner chaque année entre le 1er juin et le 31 octobre. Deux injections se font à intervalle de 21 jours ; les chevaux peuvent être exportés 40 jours après la deuxième dose et sont obligés d’observer une quarantaine de 21 jours avant d’être embarqués pour Maurice ; à l’arrivée des chevaux à Maurice, ils sont placés à nouveau en quarantaine (14 jours). Toutefois, après 13 jours, ils sont soumis à un test vétérinaire.

La MTCSL a essayé en vain de faire comprendre aux autorités concernées que la décision prise par le conseil des ministres risque de contrarier les plans des entraîneurs pour la saison 2022. Le nombre de nouveaux chevaux importés risque de baisser drastiquement. Ce qui impactera sur le programme des courses à terme.
Malgré plusieurs réunions avec le département vétérinaire et des échanges de correspondances expliquant la difficulté d’importer les chevaux pendant seulement trois mois, c’est le statu quo au niveau du ministère de l’Agro-industrie qui n’a pas voulu bouger d’un iota. Cela est d’autant plus dommageable qu’il semblerait que le Blue-Eyed Boy du gouvernement dans le monde des paris ait lui déjà une mainmise sur de nombreux nouveaux chevaux pour la saison prochaine.

Ainsi, à ce jour, les importateurs de chevaux, y compris ceux de la MTCSL ont plus de 80 chevaux en attente en Afrique du Sud. Avec le délai qui va expirer le 30 septembre, le danger est plus que jamais tangible à moins d’une intervention du ministère de l’Agro-Industrie. La MTCSL a déjà sollicité une rencontre avec le ministre Gobin, rencontre qui devrait en principe avoir lieu cet après-midi.