De la douzaine de familles sans logis pendant le confinement de 2020 et qui avaient transité temporairement au Foyer Fiat, toutes ou presque ont pu emménager dans leur maison de la National Housing Development Company (NHDC) dans différentes régions du pays. Il ne reste qu’une famille au foyer de Petite Rivière, composée d’une mère de 50 ans et de 3 de ses 9 enfants. Ceux qui sont restés à ses côtés, âgés de 14, 11 et 9 ans, sont tous trois scolarisés. 

« Cela fait une année que nous vivons au Foyer Fiat. J’ai vu toutes les familles s’en aller pour vivre dans leur maison. Nous sommes désormais seuls. Mais ce qui me désole le plus c’est que la NHDC tarde à me livrer ma maison », confie la mère de famille, qui ajoute qu’elle sera bénéficiaire d’un logement à Petite-Julie. L’année dernière, avec ses enfants, elle a quitté leur domicile à Saint-Pierre pour s’installer sur des terres de l’État à Pointe-aux-Sables.  « C’était en février 2020 », précise-t-elle. Épileptique, elle affirme ne pas être en mesure de travailler.

Pour élever ses enfants, dit-elle encore, elle perçoit une allocation sociale. Un de ses fils, un maçon, prendra la responsabilité du loyer lorsqu’elle recevra la clé de sa maison. « Nous avons été locataires pendant des années. Mon fils a toujours payé notre loyer et notre Rent Book peut l’attester. Depuis le temps que j’ai fait des démarches auprès de la NHDC, je ne comprends pas pourquoi elle tarde à me donner ma maison! », dit la locataire du Foyer Fiat. Si, pendant le confinement de 2021, plusieurs familles qui avaient squatté des terrains appartenant à l’État à Pointe-aux-Sables, Curepipe et Riambel, ont pu bénéficier d’une maison de la NHDC ou ont été relogées, quelques-unes vivent toujours dans la précarité des habitations érigées à l’époque.