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L’exposition à la lumière bleue n’a jamais été aussi forte qu’en période de confinement. En effet, le temps que nous passons devant l’écran de nos ordinateurs, smartphones ou tablettes tactiles a considérablement été allongé au cours de ces dernières semaines.

Et cela n’est pas sans effet sur notre peau. Plusieurs études, dont celles menées par le Centre international de développement pharmaceutique (CIDP), situé à Phoenix, ont démontré l’impact nocif de cette lumière, pouvant notamment conduire à des problèmes de pigmentation et de vieillissement prématuré de la peau en cas d’exposition prolongée sans protection adéquate.

Depuis 2017, le CIDP a conduit plusieurs études et développé de nouveaux tests pour évaluer l’efficacité de différents produits cosmétiques conçus pour protéger la peau de la lumière bleue. Plusieurs protocoles, dont la sécurité et l’efficacité ont été contrôlées, ont été créés à cet effet, utilisant différents modèles cellulaires de la peau.

« Les résultats de ces tests ont démontré que la lumière bleue induisait un stress oxydatif ainsi que la production d’enzymes impliquées dans la dégradation du collagène, une protéine présente dans le derme et responsable de la fermeté et de la souplesse de la peau. Cela est donc susceptible d’accélérer le vieillissement cutané, visible à travers l’apparition de rides. Ces tests nous ont permis de confirmer les effets néfastes de ces rayons sur la peau et d’évaluer le potentiel protecteur et réparateur de plusieurs produits cosmétiques », explique Véronique Newton, directrice recherche et innovation chez CIDP.

Pour ces recherches, le centre a utilisé deux types de lumière bleue qui diffèrent selon leurs longueurs d’onde. Le premier correspond à la lumière bleue que l’on retrouve dans les rayons du soleil, et l’autre, à celle qui est émise par les écrans de nos appareils électroniques. Il est important de faire ressortir que la lumière bleue a une meilleure capacité à pénétrer la peau que les rayons ultraviolets. Elle peut, en effet, passer à travers l’épiderme et le derme. Selon une étude réalisée par Unilever, un des grands groupes mondiaux de cosmétiques, la lumière bleue peut aller jusqu’à affecter notre production de mélatonine, favoriser la sécrétion de l’hormone du stress et perturber le système nerveux, au point de troubler le cycle du sommeil.

Il existe aujourd’hui plusieurs produits qui ont été développés pour nous aider à nous protéger de ces rayons, voire à réparer notre peau si elle a été abîmée par une exposition prolongée. Il est conseillé de réduire le temps que nous passons devant les écrans ou de réduire au maximum la luminosité de ces derniers, ce qui atténuera l’émission de lumière bleue.