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Ce cas est cité discrètement dans le communiqué du ministère de la Santé de ce dimanche 11 avril au matin. Sans surprise, le patient guéri, qui a contracté de nouveau le virus n’est pas comptabilisé comme un nouveau cas par les autorités sanitaires. Comme quoi il faut toujours jouer à la baisse les statistiques afin de démontrer « le bon travail » effectué par le gouvernement. Alors que cette nouvelle affaire constitue un véritable témoignage de la gestion chaotique dans le cas de Covid-19 dans les hôpitaux publics. N’aurait-il pas fallu, une gestion plus précautionneuse de ce cas récent de Covid-positif alors qu’il réintégrait ses soins dans un département sensible de l’hôpital ? Un lieu aujourd’hui où on peut contracter le coronavirus et être mortellement touché, alors qu’un centre hospitalier est censé protéger les patients contre la maladie. Récit d’une rechute mal contrôlée…

Selon un parent, la trentaine de malades et infirmiers ont été mis en isolation dans un centre hospitalier du centre de l’île parce qu’un ex-patient positif au COVID-19, traité et guéri, à l’ENT, mais qui a été testé positif à nouveau, a été en contact avec eux. En effet, il a été retrouvé Covid-positif alors qu’il s’était rendu dans ce centre hospitalier pour des soins pour une autre pathologie.

De fait, il a été de nouveau transféré à l’hôpital ENT et toutes les personnes de la salle qui l’ont côtoyé d’une façon ou d’une autre, dont 6 infirmiers et au moins 28 patients ont eux été mis en isolement pour un minimum de sept jours.

Le patient qui souffre d’un cancer avait été admis à l’hôpital ENT récemment après avoir été testé positif parmi plusieurs personnes d’une localité de l’Ouest de l’île. Il a par la suite été autorisé à rentrer chez lui après son traitement concluant contre la Covid-19.

Or, il s’est par la suite rendu à l’hôpital comme d’habitude pour son traitement contre le cancer le jeudi 8 avril. Il a subi un test PCR comme c’est le cas pour toute nouvelle admission. Le résultat PCR s’avère positif le lendemain et il est immédiatement, de nouveau, transféré à l’hôpital ENT.

Entre-temps, les patients et les infirmiers qui ont été potentiellement en contact avec lui sont avisés qu’ils devront rester enfermés dans cette salle pour un minimum de sept jours et sont soumis à leur tour à un test PCR.

La salle a été décontaminée, hier samedi matin, le 10 avril. De ce fait les 6 infirmiers sont restés en service avec les 28 malades pour les 7 jours à venir matin et soir.

Les autorités sanitaires sont une nouvelle fois pointées du doigt pour avoir mis du personnel hospitalier et des malades dans le même lieu qu’un patient à risque.

Le parent de l’individu bloqué à l’hôpital affirme que certains membres du personnel sont entre-temps rentrés chez eux et ont été en contact avec leur famille et regrette que cette nouvelle n’ait été rendue publique que plus de 24 heures après son occurrence. Il redoute que les précautions nécessaires n’ont pas été prises pour protéger son parent , les infirmiers et les autres malades.