Karen Triton, 22 ans, réalise actuellement un de ses plus grands rêves avec sa série Kapav pa kapav. Diffusée sur sa page Facebook, Treeton’s channel, chaque semaine, la série la met en scène aux côtés de ses acolytes de la troupe de théâtre Tamako. Avec plusieurs milliers de vues récoltés sur chaque épisode, elle se dit motivée et envisage même une deuxième saison si les sponsors suivent.

“Mo enn zenn fi ki rod azarde, montre ki mo kapav fer kitsoz”, dit Karen Triton. Elle parle là du personnage qu’elle campe dans la série Kapav pa kapav mais cette phrase s’applique également à sa réalité. En effet, avec ses propres moyens, elle a engagé une équipe de production pour travailler sur cette série. “J’ai toujours voulu réaliser des vidéos et poster sur Facebook. Comme j’ai des amis qui sont dans le domaine de la production, je les ai contactés et on a fait le projet.”

Quand Karen joue Karen.

Celui-ci s’inspire de Karen Triton elle-même puisqu’elle incarne le personnage principal, qui porte d’ailleurs son prénom. “Dans la série j’ai une amie dont le petit copain est maçon et qui est très sérieux. Elle rencontre ensuite un homme qui a beaucoup d’argent. Elle est alors attirée par ce train de vie. Quand j’essaye de la ramener dans le droit chemin, elle me dit que je suis jalouse et que je ne disais cela que parce que je ne pourrais pas avoir ce mec-là moi. J’entame alors de draguer le garçon pour montrer à ma copine qu’elle a tort.”

La série se déroule principalement en pleine nature, une idée qui a surgi comme une évidence puisque Karen Triton habite non-loin de la montagne Corps de Garde. “J’ai été scout, j’ai grimpé plusieurs fois la montagne. Je me sens libre dans la nature, j’aime respirer l’air frais. Je dois également dire que le tournage est plus adapté dans la nature. D’autant plus que nous utilisons des drones qui nous permettent d’avoir de belles images.”

De vidéo humoristique à série.

Le projet initial n’impliquait que la création d’une vidéo humoristique. Le nombre de vues – plus de 11 000 – et de commentaires positifs qui en ont découlé, ont vite fait comprendre à Karen Triton qu’elle pouvait mieux exploiter son projet. Ainsi est née une série de 8 épisodes. “En la transformant en série, nous avons dévié de la ligne exclusivement humoristique pour la rendre plus sérieuse.” Les 5 premiers épisodes ont déjà été diffusés, mais ils peuvent toujours être visionnés sur la page Facebook Treeton’s channel.

Les épisodes de 8 minutes environ sont mis en ligne chaque samedi à 19h. Au préalable, une bande annonce de l’épisode de la semaine est lancée le mercredi suivi des photos du tournage le lendemain. Le tournage du prochain épisode est organisé dès le lendemain de la diffusion du précédent épisode.

Assumant le budget du tournage, la jeune fille soutient ne percevoit aucun comme retour sur investissement. “La série de me rapporte pas d’argent mais de connaissance pour m’améliorer.” Karen Triton bénéficie cependant du patronage de Rachel coiffure pour ce qui est de la coiffure et du maquillage ainsi que de celui du musicien Ilario Armel se rapportant aux bandes sonores. Concernant le scripte, elle est aidée par les autres membres de la pièce de théâtre Tamako dont elle fait partie. “Nous avons formé cette troupe cette année et étions même en répétition pour présenter la première pièce que nous avions écrite avant que ne survienne le confinement. En attendant que les choses reprennent, cette série nous occupe tout en nous aidant à nous améliorer.”

C’est le début d’une grande aventure.”

Il faut dire que l’audience a suivi le projet de Karen Triton. Avec environ 1000 vues pour chaque épisode, elle a atteint son premier objectif. Motivée à souhait la jeune fille penche déjà sur une éventuelle saison 2 de Kapav pa kapav. Elle souligne cependant qu’elle aura besoin de sponsors pour y arriver. En parallèle, elle fait savoir que des projets avec sa troupe Tamako seront à l’agenda prochainement. “Il y a des difficultés en toute chose, il faut savoir persévérer. J’ai un objectif, on a créé un groupe, nous n’allons pas nous arrêter là, c’est le début d’une grande aventure.”