Photo illustration

Maurice ne pourra échapper à faire partie de la Black List de l’Union européenne (UE) comme une juridiction à risque en matière de blanchiment de l’argent et de combat contre le financement du terrorisme à compter du 1er octobre. Ce constat a été dressé, hier, par le ministre des Services financiers, Mahen Seeruttun.

Commentant les étapes à suivre en prélude à la sortie de la liste noire européenne, il a expliqué que depuis février dernier la Financial Action Task Force (FAFT) a placé Maurice sur une liste des juridictions nécessitant un « enhanced monitoring » et s’est retrouvé sur la Grey List de la FATF et sur la liste noire de l’Union européenne depuis mai.

« La décision de l’Union européenne prend effet à partir du 1er octobre. Par contre, la FATF effectue des révisions tout au long de l’année. La prochaine révision est prévue pour septembre et nous sommes appelés à soumettre notre Progress Report pour montrer le progrès que nous avons accompli durant les cinq recommandations qu’elle avait faites en février. Un rapport a été soumis à la fin de juillet », a indiqué Mahen Seeruttun, interrogé à l’issue de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de travail sur le Suspicious Transaction Reporting organisé par le ministère des Services financiers avec la collaboration de la EU AML/CFT Global Facility.

Le ministre Seeruttun a ajouté que « le 21 août, nous avons reçu les commentaires et les demandes de précisions concernant certains éléments de ce rapport. Nous avons jusqu’à fin août pour répondre aux différentes clarifications. Le rapport final sera soumis le 31 août et sera examiné durant la semaine du 8 au 10 septembre par un panel de reviewers. Ils verront si nous avons fait suffisamment de progrès pour sortir de la liste grise de la FATF. »

Retrouvez l’article au complet dans l’édition du Mauricien du 27 août.