(FILES) In this file photo taken on December 19, 2019 Britain's Queen Elizabeth II is accompanied by her son Britain's Prince Charles, Prince of Wales as they proccess through the Royal Gallery during the State Opening of Parliament at the Houses of Parliament in London on December 19, 2019. - Prince Charles, the eldest son and heir to Queen Elizabeth II, has tested positive for the new coronavirus, his office said on March 25, 2020. The 71-year-old is displaying mild symptoms of COVID-19 "but otherwise remains in good health", Clarence House said in a statement. (Photo by Matt Dunham / POOL / AFP)

De l’abdication du roi Edouard VIII à la crise actuelle avec le prince Harry et son épouse Meghan, voici les principales crises qui ont ébranlé la monarchie britannique dans son histoire récente.

– L’amour avant le devoir

Plaçant l’amour avant le devoir, le roi Edouard VIII provoque un véritable séisme en renonçant au trône en 1936, après 326 jours de règne, pour épouser Wallis Simpson, une roturière américaine deux fois divorcée, rejetée par l’Eglise anglicane dont il est le chef et par l’establishment britannique.

Son frère, le roi George VI, père d’Elizabeth II, lui succède, tandis que l’ex-souverain est ostracisé.

– Chagrin d’amour et infidélités

Surnommée la princesse rebelle, la princesse Margaret, sœur cadette de la reine, fait parler d’elle pour ses frasques, bousculant bienséance et convenances.

Elle épouse en 1960 Antony Armstrong-Jones, un photographe de mode, après avoir dû renoncer à son amour pour l’écuyer Peter Townsend, divorcé.

Le couple divorce en 1978, après un énième scandale dû à leurs infidélités étalées dans la presse.

– Mariages chancelants

1992 est une année « horribilis » pour la reine, confrontée aux mariages chaotiques de trois de ses quatre enfants. La séparation la plus marquante est celle du prince héritier Charles et de la princesse Diana, après onze ans d’un mariage tumultueux qui se termine par un divorce en 1996.

La même année, le prince Andrew, second fils d’Elizabeth II, se sépare de Sarah Ferguson, photographiée seins nus au bord d’une piscine dans le sud de la France, son conseiller financier lui léchant les orteils.

Malgré leur divorce en 1996, le couple reste en bons termes et la duchesse d’York vit toujours au domicile de son ex-époux.

Seule fille de la souveraine, la princesse Anne divorce de son premier mari Mark Phillips trois ans après leur rupture en 1989.

– Mort de Diana

Le reine est critiquée pour son manque de compassion à la mort en 1997 dans un accident de voiture de la très populaire « princesse du peuple », Diana, mère de William et Harry.

Alors qu’un peuple en larmes dépose des millions de fleurs devant les grilles de Buckingham et du palais de Kensington, le prince Charles et sa mère restent retranchés dans leur domaine de Balmoral (Ecosse).

La souveraine ne sort de son silence qu’à la veille des funérailles, lors d’une allocution télévisée.

– Les amitiés particulières d’Andrew

L’amitié du prince Andrew avec Jeffrey Epstein lui vaut de graves accusations après le suicide en prison du financier américain, accusé d’avoir exploité sexuellement des mineures.

Une Américaine, Virginia Roberts, épouse Giuffre, affirme avoir été forcée d’avoir des relations sexuelles avec lui alors qu’elle était mineure et sous l’emprise d’Epstein.

Le prince se défend sur la BBC à coup de dénégations jugées peu convaincantes, et sans manifester la moindre compassion pour les victimes d’Epstein.

Lâché par des entreprises et universités avec lesquelles il collaborait, il est contraint de se retirer de la vie publique.

– Le retrait choc d’Harry et Meghan –

Prenant tout le monde de court, le prince Harry et sa femme Meghan annoncent renoncer à leur rôle de premier plan au sein de la famille royale et cessent officiellement d’en être membres actifs le 31 mars 2020.

Entre accusations de « mensonges » envers Buckingham et ouverture d’une enquête sur des soupçons de harcèlement visant Meghan, les rapports entre les « Sussex » et les Windsor s’enveniment.

Installé aux Etats-Unis, désormais indépendant financièrement, le couple accorde le 7 mars sur CBS un entretien à Oprah Winfrey consacré à son exil fracassant. Meghan raconte avoir eu des idées suicidaires à Buckingham, se voyant refuser un soutien psychologique au motif que cela aurait nui à l’image de l’institution.

Métisse, elle fait aussi état de conversations au sein de la famille royale sur la couleur de peau de son fils, Archie, qui aura 2 ans en mai, lorsqu’elle en était enceinte.

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