À l’île de La Réunion  : Un collectif réclame un arrêté « tenue correcte exigée » sur les plages de Saint-Gilles

À La Réunion, un débat émerge autour de l’usage de l’espace public sur les plages de l’ouest de l’île. Un collectif citoyen d’administrés de la commune de Saint-Paul a officiellement demandé au maire d’adopter un arrêté municipal instaurant une règle de « tenue correcte exigée » dans certaines zones publiques de Saint-Gilles-les-Bains et de leurs abords.

La proposition vise à encadrer les comportements vestimentaires hors des zones de baignade, notamment sur les promenades, parkings, commerces et voies publiques attenantes aux plages, sans remettre en cause la liberté de se baigner ou de porter un maillot sur le sable et dans l’eau.

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Selon le collectif, l’objectif est de clarifier les règles d’usage de l’espace public, afin de préserver la tranquillité publique, le respect d’autrui et l’image touristique du territoire, dans un contexte de forte fréquentation en période de vacances scolaires.

Le groupe se présente comme indépendant de toute affiliation politique, religieuse ou associative. Il affirme que la démarche est générale, neutre et applicable à tous, sans distinction d’origine, de culture, de religion ou de genre. Les tenues religieuses ou identitaires ne sont pas visées.

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La notion de « tenue correcte »

Dans le détail, la notion de « tenue correcte » renverrait à une tenue couvrant les parties intimes du corps, permettant de circuler dans l’espace public sans atteinte à la dignité humaine. Hors zone de baignade, la nudité totale ou partielle, ainsi que le port exclusif d’un maillot de bain, d’un bikini, d’un slip de bain ou d’un string seraient concernés par la restriction.

La demande s’appuie sur le pouvoir de police administrative du maire, tel que prévu par le Code général des collectivités territoriales, qui lui confère la responsabilité d’assurer le bon ordre et la tranquillité publics. Le collectif propose également la mise en place d’un balisage clair et d’une signalétique, afin de distinguer les zones de baignade des espaces publics adjacents et d’assurer une application lisible des règles.

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En cas d’adoption de l’arrêté, une contravention de première classe, pouvant atteindre 38 euros, pourrait être appliquée, même si les initiateurs insistent sur la priorité donnée à l’information et à la pédagogie.

La proposition a déjà suscité des réactions contrastées à La Réunion, certains y voyant une nécessaire régulation des usages dans des espaces très fréquentés, d’autres exprimant des inquiétudes quant aux libertés individuelles et au risque de stigmatisation. À ce stade, aucune décision officielle n’a encore été prise par la municipalité de Saint-Paul.

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