Le board du Central Electricity Board (CEB) a décidé de se référer à l’ICAC suite à l’enquête et aux sanctions prises par la Banque africaine de développement (BAD) à l’encontre de Burmeister & Wain.

La BAD soupçonne, après enquête, qu’une partie des fonds alloués pour le projet de Centrale de Saint Louis, inaugurée par le DPM Ivan Collendavelloo, a été utilisée comme « bribery ».

« At a Special Board Meeting held on Tuesday 09 June, the Directors of the Central Electricity Board were made aware of the press release issued of the African Development Bank on 08 June 2020 making reference to alleged malpractices and acts of corruption pertaining to the contract for the redevelopment of Saint Louis Power Station », soutient le communiqué émis par le CEB.

« The Board has directed Management to report the matter to ICAC under Sections 44 and 45 of the Prevention of Corruption Act ».

“Sanctionable practices”.

Pour rappel, la BAD est arrivée à la conclusion que Burmeister & Wain Scandinavian Contractor s’était livrée à des “sanctionable practices” dans le cadre de l’allocation du contrat de 67 MW Saint-Louis Redevelopment Project. Une exclusion de 21 mois a été imposée à l’entreprise.

« En 2014 et 2015, Burmeister & Wain a participé à des appels d’offres pour le redéveloppement de la centrale électrique de Saint Louis à Maurice financé par la Banque », indique la BAD sur son site internet.

« Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a révélé que l’entreprise s’est vraisemblablement livrée à des pratiques de fraude et de corruption dans le cadre de ce projet.

« Des preuves prépondérantes soutiennent une conclusion selon laquelle Burmeister & Wain aurait récompensé financièrement des membres de l’administration mauricienne et autres, par le biais d’intermédiaires, pour accéder à des informations confidentielles et pour avoir été permis d’adapter les spécifications techniques du cahier de charges du marché à son offre.

« Burmeister & Wain aurait ainsi obtenu un avantage concurrentiel indu. En outre, l’entreprise aurait manqué de déclarer l’accord passé avec ses intermédiaires en infraction des règles de passation de marché de la Banque », explique la BAD sur son site.