Affaire Ravatomanga : Un dernier échange d’affidavit entre les parties 

La Cour suprême a examiné la contestation de la détention de l’homme d’affaires malgache Maminiaina « Mamy » Ravatomanga, hier. La cheffe-juge Bibi Rehana Mungly-Gulbul a présidé l’audience au cours de laquelle Me Ayesha Jeewa, Senior Attorney, a déposé un affidavit au nom de son client, en réponse à celui précédemment présenté par la Financial Crimes Commission (FCC). Les avocats représentant la FCC et le Directeur des Poursuites Publiques ont précisé qu’aucun autre document ne serait produit pour cette procédure. Les débats ont été renvoyés pour être fixés ultérieurement par circulaire.
Dans le même temps, une autre audience a été tenue concernant la contestation par Mamy Ravatomanga du Criminal Attachment Order, portant sur un montant de Rs 7,3 milliards, émis le 15 octobre 2025, qui permet la saisie et le gel de ses biens. L’homme d’affaires, absent à cette séance, était représenté par Me Krishna Oolaghen.
Il demande la révocation ou la modification de cet ordre. De son côté, la FCC a sollicité un renvoi afin de déposer un second affidavit, requête acceptée par la Cour. L’affaire sera de nouveau examinée le 13 mars 2026 pour permettre la poursuite des procédures.
La Financial Crimes Commission (FCC) avait obtenu un Criminal Attachment Order de la Cour suprême visant les comptes bancaires et avoirs financiers de l’homme d’affaires malgache Maminiaina Mamy Ravatomanga et de son épouse dans plusieurs banques mauriciennes.
Cette décision fait suite à une enquête ouverte pour blanchiment d’argent et transferts illicites de fonds entre Madagascar et Maurice. Selon des sources proches du dossier, les montants concernés s’élèveraient à plusieurs millions de dollars.

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Nouveau mandat d’arrêt international
Le Pôle anticorruption d’Antananarivo a lancé, hier, un nouveau mandat d’arrêt international contre Mamy Ravatomanga, portant sur le délit présumé de blanchiment de fonds par rapport au secteur stratégique d’exportation des letchis vers les pays européens à partir de la Grande-Île.
Selon la justice malgache, Mamy Ravatomanga avait exercé une sorte de mainmise sur l’exportation des letchis vers le marché européen, secteur économique clé de Madagascar. Une société basée à Maurice achetait la production malgache à des prix anormalement bas avant de la revendre sur les marchés européen et international à des prix bien plus élevés. Les bénéfices auraient transité par différentes entités connectées au groupe Sodiat, le conglomérat de Ravatomanga.
À Madagascar, pas moins de quatre magistrats instructeurs ont été assignés à ce dossier sensible, et coopèrent avec leurs homologues mauriciens. Toutefois, selon le droit international, toute extradition de l’homme d’affaires malgache vers la Grande île ne pourra intervenir qu’à la conclusion de toutes les procédures criminelles entamées à Maurice.

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