Alors que des milliers de familles s’apprêtent à profiter des lagons pour l’ultime week-end avant la reprise des classes, la présence accrue de méduses dans plusieurs régions de l’île est signalée. De La Cambuse à Belle-Mare, la vigilance est de mise. Voici le guide complet pour réagir efficacement en cas de piqûre.
C’est le rendez-vous incontournable. Avant que les uniformes et les cartables ne reprennent leurs droits le mardi 13 janvier prochain, les plages mauriciennes connaissent une affluence record. Cependant, cet été 2026 est marqué par une présence de méduses, poussées vers nos côtes par les courants chauds et les récentes conditions météorologiques.
La National Coast Guard (NCG) a émis plusieurs bulletins de vigilance cette semaine. Les plages de La Cambuse, Belle-Mare et certaines portions du littoral à Albion et Pointe-aux-Sables sont particulièrement concernées. Des spécimens de méduses-boîtes (box jellyfish), dont le venin est particulièrement puissant, ont été signalés par des baigneurs.
Que faire si vous êtes piqué ?
La panique est souvent le premier ennemi. Si vous ressentez une brûlure vive, voici le protocole d’urgence recommandé par les autorités sanitaires :
- Sortie immédiate : Accompagnez la victime hors de l’eau sans attendre. La douleur peut provoquer une paralysie momentanée ou une perte de connaissance.
- Rincage à l’eau de mer : N’utilisez jamais d’eau douce. L’eau de mer permet de nettoyer la plaie sans activer les cellules venimeuses (nématocystes) encore présentes sur la peau.
- Le vinaigre, votre meilleur allié : Si disponible, appliquez du vinaigre ménager pendant 30 secondes. C’est la méthode la plus sûre pour stopper l’action du venin. L’acide acétique neutralise le venin des méduses présentes dans nos eaux. Si vous ne disposez pas de vinaigre immédiatement sur la plage, une technique simple utilisant les ressources locales peut vous aider à retirer les filaments venimeux sans aggraver la brûlure.
- Le piège du sable : L’objectif est de « piéger » les débris de tentacules invisibles. Saupoudrez délicatement du sable sec sur la zone piquée pour former une fine croûte.
- Ne surtout pas frotter : C’est l’erreur la plus commune. Frotter avec la main ou une serviette fait éclater les cellules venimeuses et libère encore plus de toxines.
- Le retrait mécanique : Une fois le sable appliqué, utilisez un objet rigide (carte bancaire, règle, ou morceau de carton) pour racler doucement le mélange sable-tentacules. Cela permet d’extraire les filaments sans contact direct avec vos mains.
- Chaleur contrôlée : Le venin des méduses étant sensible à la chaleur, plonger la plaie dans une eau à environ 42°C (ou appliquer une compresse chaude) permet de diminuer la douleur après le nettoyage.
Les idées reçues à bannir
Oubliez les remèdes de grand-mère qui circulent sur les réseaux sociaux. Uriner sur une piqûre est inutile et dangereux : cela peut provoquer une infection ou une réaction chimique libérant encore plus de venin. De même, n’appliquez pas de glace immédiatement, la chaleur étant plus efficace en première intention.
Quand se rendre à l’hôpital ?
Une piqûre de méduse n’est pas à prendre à la légère, surtout chez les enfants et les personnes âgées. Contactez le SAMU (114) ou rendez-vous au centre de santé le plus proche si vous observez :
- Des difficultés à respirer ou un gonflement des lèvres.
- Des nausées, des étourdissements ou des crampes musculaires.
- Si la piqûre se situe près de l’œil ou couvre une surface importante (plus de la moitié d’un membre).
Le conseil du jour : Avant de plonger, jetez un œil aux panneaux d’avertissement de la NCG ou demandez conseil aux gardes-côtes présents sur place. Une baignade prudente est la garantie d’une rentrée scolaire réussie.

