Pour Aneeta Ghoorah, Ombudsperson for Children, sur le plan social, économique et politique, des changements profonds sont nécessaires. Les lois doivent être appliquées efficacement. Les services de soutien aux victimes doivent être accessibles et efficaces.
Quels changements sont nécessaires pour améliorer la condition des femmes à Maurice ?
Pour améliorer la condition des femmes à Maurice, plusieurs changements sont nécessaires sur les plans social, économique et politique. Il est essentiel de renforcer l’application des lois contre les violences basées sur le genre et de garantir un meilleur accès à la justice et aux services de soutien pour les victimes.
Quelles mesures économiques pourraient aider les femmes ?
Sur le plan économique, il faut encourager la participation des femmes au marché du travail en développant des politiques favorables à la famille, comme des services de garde d’enfants accessibles et un congé parental équilibré. L’égalité salariale et l’accès des femmes aux postes de décision doivent également être promus. Certes, il y a eu des progrès dans ce sens, mais des écarts restent à combler.
Un changement des mentalités est crucial : l’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge et la lutte contre les stéréotypes de genre contribueront à construire une société plus juste et inclusive.
Question : Quels changements concrets pourraient améliorer la vie quotidienne des femmes ?
Dans la vie quotidienne, plusieurs mesures concrètes peuvent faire la différence :
Un meilleur partage des responsabilités domestiques : les tâches ménagères et l’éducation des enfants ne devraient pas reposer principalement sur les femmes.
Combattre les attitudes sexistes ordinaires, comme les remarques déplacées, le harcèlement dans la rue ou au travail, et les stéréotypes limitant les choix des filles et des femmes.
Encourager les filles à poursuivre leurs ambitions, y compris dans des domaines traditionnellement masculins, à l’école et à la maison.
Promouvoir le respect, l’écoute et la valorisation des femmes dans toutes les sphères de la société, en créant par exemple des espaces d’écoute par les femmes pour les femmes.
Du point de vue d’un médiateur des droits des enfants à Maurice, l’amélioration de la condition des femmes commence dès l’enfance. Il est essentiel de promouvoir l’égalité entre filles et garçons dès le plus jeune âge. Cela implique :
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Lutter contre les stéréotypes à l’école et dans la famille.
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Encourager les filles à s’exprimer librement et à développer leurs ambitions.
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Apprendre aux garçons le respect, l’empathie et le partage des responsabilités.
Que préconisez-vous en matière de protection des enfants ?
En ma capacité d’Ombudsperson for Children, j’insisterais sur la nécessité de protéger les enfants contre toute forme de violence, qu’elle soit physique, psychologique ou sexuelle, car les inégalités et la violence subies pendant l’enfance ont des conséquences durables à l’âge adulte.
Il est important de garantir un environnement sûr et bienveillant, où chaque enfant — fille ou garçon — peut grandir avec les mêmes opportunités, la même protection et le même respect. Promouvoir les droits des enfants, c’est poser les bases d’une société plus juste pour les femmes de demain.

