Le ministre de l’Intégration sociale, de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale, Ashok Subron, a participé, hier matin, au lancement d’un atelier de travail sur l’émancipation de la femme dans le cadre de la double célébration de la Journée internationale de la femme et de la célébration de l’indépendance. Cette activité est une initiative de la division de développement communautaire du Sugar Industry Labour Welfare Fund.
Le ministre Ashok Subron a fait comprendre que Maurice célébrera dans quelques jours l’anniversaire de son indépendance. Il a souligné que cette célébration constitue un moment important pour la nation et pour le peuple mauricien. « Pendant longtemps, notre peuple n’avait pas le droit de voter ni de décider pour lui-même. Les décisions étaient prises par les Anglais. Le combat pour l’indépendance a permis à notre pays de choisir lui-même son avenir et de déterminer ce qui est bon pour les générations futures », dit-il.
Il est revenu sur l’importance de préserver l’indépendance et la souveraineté des nations dans un contexte international marqué par des tensions et des conflits. « Aujourd’hui, de nombreux pays perdent leur indépendance parce que certains États se considèrent supérieurs aux autres. La guerre déclenchée récemment par l’État d’Israël constitue une violation de la souveraineté d’un autre pays. Il y a ainsi une violation du droit international et de la Charte des Nations unies qui n’est pas respectée », poursuit-il.
Il maintient que les valeurs fondamentales qui guident la célébration de l’indépendance de Maurice cette année demeurent essentielles pour la stabilité et le développement du pays. « La paix, la justice et la liberté sont les trois valeurs qui doivent continuer à guider notre nation. Sans la paix, un pays peut rapidement sombrer dans de graves difficultés », ajoute-t-il.
Au chapitre de la célébration prochaine de la Journée internationale des droits des femmes, Ashok Subron a rendu un hommage à la contribution déterminante des femmes dans la société mauricienne et dans l’histoire de l’humanité. « Les femmes ont apporté une contribution majeure dans la lutte pour la liberté et dans le progrès de la société. Elles jouent un rôle essentiel tant dans la reproduction biologique que dans la reproduction sociale », avance-t-il.
Toutefois, il s’est dit préoccupé par la persistance des violences psychologiques et physiques faites aux femmes, notamment les cas de féminicide grandissants. Il a aussi annoncé des soutiens spécifiques aux femmes victimes de violence, une mesure qui est inscrite à l’agenda des délibérations du conseil des ministres de ce jour. « La violence contre les femmes est une réalité très grave. Sur cent victimes de violence, plus de quatre-vingt-six sont des femmes », dénonce-t-il.
Il s’est appesanti sur l’importance de l’autonomisation économique des femmes, afin de leur permettre de mieux concilier leurs responsabilités de reproduction sociale et leurs responsabilités professionnelles.
Par ailleurs, il a souligné que l’avenir de la société dépend largement du rôle et de la vision des femmes. « L’avenir de notre société repose en grande partie sur les femmes, sur leur vision du monde et sur les valeurs qu’elles continuent de transmettre. Les femmes génèrent la vie et portent des valeurs écologiques innées. La pérennisation de la société humaine dans ce contexte de polycrises a besoin de la vision des femmes », a-t-il conclu.

