La ministre des Affaires étrangères malgache, Christine Razanamahasoa, a informé l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga qu’il n’est plus le consul honoraire de la Serbie et de la Côte d’Ivoire. La raison évoquée est la poursuite juridique à laquelle il fait face. Ainsi, le milliardaire, techniquement en détention provisoire à Maurice avec un Criminal Attachement Order de Rs 7,3 milliards, a été sommé de restituer sa carte bleue et les plaques de couleur verte pour les véhicules.
Suite à cette décision, Mamy Ravatomanga ne pourra faire valoir son statut de diplomate pendant l’enquête de la Financial Crimes Commission en cours à Maurice. Son équipe légale étudie ce document alors que l’affaire paraît plus compliquée. Car Maurice s’aligne sur la position de l’Union Africaine et cette dernière ne reconnaît pas, pour le moment, le nouveau gouvernement de transition malgache. Les avocats de Mamy Ravatomanga s’interrogent sur la validité des documents émanant de cette autorité.
Mamy Ravatomanga a été transféré à la clinique Premium Care de Phoenix en fin de semaine dernière. Il venait tout juste d’obtenir sa décharge de la Cardiac Unit de l’hôpital Victoria, où il était hospitalisé depuis le 7 novembre. Les médecins y avaient pratiqué une angioplastie après avoir constaté deux artères obstruées. Deux stents lui ont été posés pour rétablir une circulation sanguine normale.
Depuis son arrestation, Mamy Ravatomanga ne s’est rendu qu’à deux reprises au Réduit Triangle pour les besoins de son interrogatoire. Pendant ce temps, les enquêteurs de la Financial Crimes Commission (FCC) s’attaquent à un volumineux dossier relatif aux transactions des différentes sociétés du magnat malgache en fuite depuis le renversement du régime d’Andry Rajoelina. Ils attendent également des informations supplémentaires de plusieurs institutions à Maurice comme de l’étranger afin d’obtenir une vue complète de la situation financière de son groupe.
Pour l’heure, Mamy Ravatomanga fait face provisoirement à des accusations de blanchiment d’argent portant sur environ Rs 7,3 milliards, ainsi qu’à une charge d’entente délictueuse.
Les enquêteurs, en collaboration avec ses avocats, attendent désormais que son état de santé se stabilise pour reprendre les interrogatoires.

