Blocages et attente : Dawood Rawat s’interroge sur une « paralysie » du pays

Dawood Rawat s’est présenté ce lundi 2 mars devant la Cour suprême. Sa démarche visait avant tout à officialiser la nomination de sa fille, Laina Rawat Burns, comme administratrice et représentante légale en son nom. Celle-ci le représentera désormais dans toutes les procédures judiciaires le concernant “li pou reprezant mwa dan tou bann ka lakour”.

- Publicité -

Dans la foulée, l’ancien Chairman Emeritus du groupe BAI a dénoncé ce qu’il qualifie de blocages persistants au niveau gouvernemental. Selon lui, beaucoup pensaient que son retour permettrait de débloquer certaines situations. “apre mo retour, bokou dimounn ti krwar  ler mo vini zot solution ti pu truve fasilman, zot tou ti pe demand mwa pu ed zot”, a-t-il déclaré, avant d’affirmer qu’il fait face à un blocage.

Dawood Rawat affirme également avoir déjà consigné une déposition à la police depuis l’année dernière et dit avoir multiplié les démarches auprès de différentes instances, notamment le CCID et la FCC. Il dit depuis, attendre toujours des update du Commissaire de police. « Le pays est-il paralysé ? », s’interroge-t-il.

S’interrogeant sur la situation actuelle du pays, il a évoqué la vision économique défendue autrefois par Navin Ramgoolam, axée sur une démocratisation de l’économie afin de permettre aux entrepreneurs d’accéder plus facilement au capital et aux marchés.

- Publicité -

Il affirme avoir été parmi les premiers à s’engager dans cette voie, tout en déplorant le résultat obtenu aujourd’hui. Évoquant la vision d’un medical hub avancée par Navin Ramgoolam, Dawood Rawat soutient avoir concrétisé ce projet à travers la mise en place d’un hôpital destiné non seulement aux patients mauriciens, mais aussi à ceux de la région. Selon lui, l’initiative avait déjà commencé à porter ses fruits.

Rejetant les accusations selon lesquelles il chercherait à récupérer de l’argent, Dawood Rawat affirme poursuivre uniquement une quête de justice. “mo pa pe rod larzan, mo pe rod lazistis”, a-t-il soutenu . “sa pei-la inn kokin mwa, mo fami ek bann travayer, ek boukou kliyan ankor pe atann lazistis” a-t-il déclaré, tout en s’interrogeant sur le temps qu’il faudra encore patienter.

- Advertisement -

Se disant conscient des difficultés financières de l’État, il plaide toutefois pour l’ouverture de discussions afin de trouver une issue acceptable pour toutes les parties, a-t-il ajouté.

EN CONTINU
éditions numériques