Le projet de bracelets électroniques reste à l’arrêt, sans échéance pour sa mise en œuvre. Répondant à une question du député Khushal Lobine, élu de la circonscription n°15, l’Attorney General Gavin Glover a indiqué qu’aucun calendrier précis ne peut être avancé à ce stade, en raison du coût jugé élevé du dispositif.
Prévu dans la loi depuis 2011, à travers une disposition permettant l’imposition d’un bracelet électronique à certains accusés ou détenus libérés sous caution, le système n’a jamais été mis en application explique Attorney General. Cette mesure vise notamment les personnes non résidentes à Maurice, ou celles risquant une peine de plus de deux ans d’emprisonnement et susceptibles de quitter le pays. Toutefois, la section 8(4) concernée n’a jamais été proclamée à ce jour.
Sur le plan opérationnel, l’Attorney General a précisé avoir pris contact avec le bureau du Commissaire de police, responsable de la mise en œuvre du projet. Un comité technique avait été mis sur pied à l’époque, sous la présidence de l’ancien Deputy Commissioner of Police Administration, pour étudier l’introduction de ces bracelets dans le cadre des libérations sous caution.
Mais ce comité avait finalement estimé qu’il n’était pas opportun d’aller de l’avant, évoquant des implications financières trop importantes. Le projet a ainsi été mis en veille pour une durée indéterminée.
À ce stade, le gouvernement évoque des priorités budgétaires différentes, écartant toute échéance pour une éventuelle mise en application du dispositif, pourtant jugé pertinent sur le plan légal.

