Bramer Bank – Fraude de Rs 80 M : Le fils de l’ex-CP Dip en appelle à la clémence de la Cour  

Le procès contre Chandra Dip, fils de l’ancien commissaire de police, Anil Kumar Dip, Darmendra Mulloo, Sheik Jany et Muhammad Maulaboksh a repris ce mercredi devant la Financial Crimes Division de la Cour intermédiaire. Ce procès présidé par le magistrat Abdool Rahim Tajoodeen. Les quatre prévenus ont déjà plaidé coupables en avril 2025 aux multiples chefs d’accusation sous les sections 3, 6 et 8 de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act 2002 (FIAMLA), ayant trait au blanchiment d’argent, qui pèsent contre eux.
Hier, Me Selva Murday (avoué) a été assigné en Cour pour témoigner en faveur de Chandra Dip. Il a ainsi expliqué en cour que le liquidateur de la Bramer Banking Corporation avait logé une plainte au civil au niveau de la Cour suprême en 2021 contre certains des accusés dans cette affaire, dont Chandra Dip, dans le but de recouvrer les sommes qui avaient été volées à la défunte banque. Les services de Me Murday avaient alors été retenus par Chandra Dip.
Me Murday a indiqué que Chandra Dip avait payé la somme que la banque lui réclamait, soit Rs 1 945 000, « in full and final settlement ». La plainte de la Bramer avait subséquemment été amendée par son avoué pour que le nom de Dip cesse de figurer sur la liste des défendeurs. Me Murday n’a toutefois pu confirmer si cette affaire est toujours Pending au niveau de la Cour suprême contre les autres défendeurs, dont Younousse Kotoaroo et Irfan Hausmuddy.
Me Priscilla Veerabudren, représentante du Parquet, ne l’a toutefois pas entendu de cette oreille. Elle a maintenu devant le magistrat Tajoodeen que certains de ces documents ne lui avaient pas été fournis antérieurement et qu’elle doit maintenant en prendre connaissance. Elle se réservait également le droit de faire produire par la greffe de la Cour suprême, outre les documents qui lui ont été remis ; hier, d’autres documents par rapport à cette plainte civile de la Bramer, dont le Statement of Defence des défendeurs.
D’autre part, Chandra Dip s’est ensuite adressé à la Cour depuis le box des accusés. Il dit regretter ce qui s’est passé et a présenté ses excuses. Cette affaire dure depuis maintenant 14 ans, et lui et sa famille ont beaucoup souffert. Selon lui, il a maintenant tourné la page, n’a jamais été inquiété par la justice pendant tout ce temps, et a une petite entreprise qui emploie une trentaine de personnes. Il a attiré l’attention de la Cour que toutes ces personnes souffriraient si l’entreprise devait mettre la clé sous le paillasson. Pour ces raisons, il a demandé l’indulgence de la cour.
Il a maintenu que c’était le dénommé Younousse Kotoaroo qui l’avait induit à participer à cette fraude. Il est disposé à se constituer comme témoin à charge dans le procès instruit contre ce dernier. Younousse Kotoaroo, alors cadre de la Bramer Banking Corporation, est également accusé dans le sillage de cette fraude. Il fait face à de multiples accusations de fraude électronique et de blanchiment d’argent mais continue de plaider non coupable, et est poursuivi dans un procès séparé.
Chandra Dip avait bénéficié de la grâce présidentielle le 29 décembre 2023, la peine d’une année d’emprisonnement qui lui avait été infligée en 2018 par la Cour intermédiaire pour son implication dans une autre fraude, au préjudice de la compagnie Diadeis Maurice, avait ainsi été commuée en une amende de Rs 100 000.
Cette affaire reprendra mardi prochain.

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