Le bras de fer entre la police et l’Office of the Director of Public Prosecutions se poursuit. L’assistant commissaire de police (ACP) Dunraz Gangadin, responsable de l’Inquiry Panel de la PHQ Special Striking Team (SST), a consigné une déposition au Central CID hier sous la section 44(1) de la Prevention of Corruption Act (PoCA), et ce, dans le sillage du communiqué du bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP), qui a ciblé son point de presse de vendredi dernier sur les Fixed Penalty Notices. Le haut gradé a cité des extraits dudit communiqué, où il est entre autres question de poursuites à son égard.
L’ACP maintient que sous la section susmentionnée, il est de son devoir de rapporter tout acte de corruption. Raison pour laquelle le bureau du commissaire de police avait logé une plainte à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) l’année dernière afin de connaître les raisons ayant motivé la décision d’officiers de la Garden Tower ayant recommandé une « no further action » sur certains dossiers liés au Fixed Penalty Notices.
Le haut gradé a également cité dans sa déposition l’article 49 de la PoCA, relative à la protection des témoins. Il avance que celle-ci stipule : « where a person at the time he makes the disclosure, believes on reasonable grounds that the information he discloses may be true ad in such a nature as to warrant an Investigation under this Act, he shall occur no civil or criminal liability as a result of such discloure. » Aussi estime-t-il que le DPP ne peut entamer de poursuites civiles ou criminelles à son égard, en rappelant qu’une enquête de l’ICAC est en cours.
L’ACP Gangadin a maintenu les déclarations faites lors de son point de presse. Il avance ainsi que son équipe et lui feront leur travail « without fear or favor » et que la SST interrogera tous ceux ayant occupé certains dossiers des Fixed Penalty Notices. L’ACP fait aussi ressortir que la police et l’ICAC mènent l’enquête, mais qu’il reviendra ensuite à la Cour de rendre son jugement concernant les cas suspects.

