Budget 2026-27 : les attentes montent en flèche face à la crise

Face aux répercussions de la crise au Moyen-Orient sur l’économie, syndicalistes et représentants des forces vives tirent la sonnette d’alarme. Flambée des prix, surdépendance aux importations, insécurité alimentaire et précarité sociale figurent parmi les principales préoccupations. Mais tous appellent à des mesures urgentes et structurelles dans le cadre du budget 2026-27. En attendant la reprise de l’annonce des mesures pour faire face à la conjoncture et avec le coup d’envoi des consultations en vue de la présentation du budget 2026-27, Le-Mauricien a tâté le pouls de ces Stakeholders, qui alimenteront les débats avec leurs prises de positions et protestations dans les jours à venir.

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Haniff Peerun (MLC)

« La population étouffe déjà »

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« Les retombées de la guerre dans la région au Moyen-Orient se font sentir à travers le monde, où les gouvernements ont pris des décisions appropriées pour amortir les conséquences de ce conflit. À Maurice, nous ne sommes pas épargnés et nous ne pouvons pas dépendre uniquement des pays amis pour notre approvisionnement en cas d’urgence.

« Il nous faut agir dès maintenant avec des mesures concrètes pour faire face à une situation encore plus grave si la guerre se poursuit. Les autorités semblent choisir la voie la plus facile en augmentant les prix du gaz ménager, du diesel, des denrées alimentaires et d’autres produits, avec en plus la menace d’une hausse du prix de l’essence.

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« Quelles mesures prendre pour protéger les personnes les plus vulnérables face à cette cascade d’augmentations ? Beaucoup souffrent déjà du coût élevé de la vie. Justifier ces hausses uniquement par les retombées de la guerre ne convainc pas car il n’existe pas de véritable politique de contrôle des prix ni de transparence sur les marges de profit pratiquées par les commerçants.

« Il est urgent de réduire notre surdépendance aux importations en développant la production locale. La sécurité alimentaire est un thème récurrent dans chaque budget, mais peu d’actions concrètes sont mises en œuvre pour son application.

« Certes, un comité interministériel a été institué pour examiner les difficultés liées aux retombées de la guerre, mais il serait préférable de mettre rapidement en pratique certaines mesures en s’inspirant notamment de l’expérience acquise pendant le confinement et la pandémie de Covid-19.

« Le gouvernement a peut-être agi tardivement vu que nous sommes déjà entrés dans une phase cruciale, alors que la population souffre déjà. La moindre des choses est de protéger les personnes les plus vulnérables.

« Dans une situation semblable, nos élus doivent donner l’exemple en réduisant leurs déplacements et les avantages liés à leurs fonctions de députés et de ministres.

« Plusieurs pays, tels que l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Italie et même l’Inde, ont réduit le taux de taxes sur les produits pétroliers et le gaz. Qu’attend le gouvernement mauricien pour faire de même afin de soulager la population ?

«  Par ailleurs, le prochain budget doit prendre en considération plusieurs facteurs, non seulement les conséquences de la guerre, mais aussi la vie chère et l’érosion du pouvoir d’achat. Le gouvernement a le devoir d’apaiser la souffrance de la population, sachant que les promesses électorales n’ont pas été mises en œuvre depuis près de deux ans.

« Le Premier ministre a déjà donné le ton en déclarant publiquement que ce sera un budget difficile. Nos élus devraient donner l’exemple en renonçant aux avantages et privilèges dont ils jouissent.

«  Un certain pourcentage de prélèvement sur leurs salaires, la réduction des voyages à l’étranger ainsi que la suppression des per diem, des Entertainment Allowances, entre autres, seraient perçus comme des mesures exemplaires. »

Clency Bibi (GWF)

« Sécurité énergétique et alimentaire : une priorité vitale »

« La philosophie du budget 2026-27 doit être axée sur le renforcement de la sécurité énergétique et alimentaire à Maurice. Ainsi nous proposons:

la mise en place d’un système de subventions à grande échelle pour l’installation de panneaux solaires photovoltaïques sur les toitures des ménages, des PME et des coopératives afin d’accélérer la production d’énergie renouvelable et de réduire les coûts de l’électricité et

la création d’un fonds national d’investissement vert pour soutenir les centrales solaires, les projets éoliens et les autres technologies renouvelables à Maurice.

« Parallèlement, la question de la sécurité alimentaire doit être traitée avec toute l’urgence qu’elle mérite. Le renforcement de la production agricole nationale, le soutien aux agriculteurs et l’amélioration des systèmes de stockage et de distribution sont essentiels pour protéger le pays contre les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.

« Maurice demeure une petite économie insulaire qui importe plus des trois quarts de ses besoins alimentaires. En temps normal, cette dépendance expose déjà la population à la volatilité des prix internationaux. Dans le contexte actuel de tensions géopolitiques croissantes – notamment la confrontation entre les États-Unis et l’Iran – les chaînes d’approvisionnement, les prix des carburants, les coûts d’assurance maritime et les voies de transport sont soumis à de pressions accrues.

« Maurice doit donc agir de manière proactive et non réactive.

« Le prochain budget offre une occasion cruciale de :

· réduire la dépendance structurelle aux importations alimentaires ;

· renforcer la capacité de production nationale ;

· protéger les familles de travailleurs des chocs externes ;

· préserver la résilience économique nationale ;

« La GWF exhorte vivement le gouvernement à faire de la sécurité énergétique et alimentaire une priorité nationale dans le budget 2026-27.

« Dans un monde marqué par l’instabilité, les guerres économiques et les tensions géopolitiques, la résilience de notre système alimentaire détermine celle de notre nation. Maurice ne peut se permettre de relâcher sa vigilance.

« Pour un petit État insulaire comme Maurice, la sécurité énergétique et alimentaire ne sont pas un luxe, mais une question de survie nationale.

« Le temps des discours est révolu. Ce dont Maurice a besoin maintenant, ce sont des actions décisives. »

Radhakrishna Sadien (SOEF)

“Tolérance zéro contre les abus”

« La philosophie du budget en réponse à la crise au Moyen-Orient doit inclure des mesures à court, moyen et long termes.

« À court terme, une sensibilisation à l’échelle nationale est nécessaire pour réduire toute forme de gaspillage. L’accent doit être mis sur la sécurité alimentaire, avec une production locale de qualité (légumes, fruits), et un contrôle strict de l’utilisation des pesticides.

« Le bon exemple doit venir d’en haut en matière de lutte contre le gaspillage. Les abus et mauvaises pratiques relevés par l’Audit doivent être sanctionnés, quel que soit le niveau de responsabilité dans le public comme dans le privé.

« La transparence doit être appliquée, et la participation de la société civile dans la prise de décision doit être renforcée.  Il faut mettre l’accent sur l’autosuffisance alimentaire et appliquer des

sanctions sévères sur ceux impliqués dans la mauvaise gouvernance, y compris les crimes financiers. La corruption se fait au détriment de la population. La flambée de prix appauvrit davantage la population.

« A-t-on besoin de tous ces conseillers dans les ministères recrutés par grappes ? Les prix des médicaments pour les diabétiques, qui avaient baissé le mois dernier, ont connu une hausse ce mois-ci. Où sont passées les mesures annoncées afin de soulager nos malades ? « La subvention du gouvernement est-elle allée dans les poches de qui ? »

Deepak Benydin (FPBOU)

« Passer de la réaction à l’anticipation »

« Le conflit militaire au Moyen-Orient est avant tout une stratégie géopolitique. Ce n’est pas seulement une guerre entre deux pays.

Pourquoi les Nations unies ne parviennent-elles pas à favoriser la réconciliation ? Pourquoi certains pays refusent-ils de les financer ? Pourquoi observe-t-on la mise en place d’organisations parallèles cherchant à contrôler le financement et les décisions internationales ?

« Aujourd’hui, les grandes puissances cherchent à sécuriser leur approvisionnement respectifs en pétrole et en gaz. Les stratégies économiques et monétaires mondiales, notamment autour du pétrodollar, sont directement liées à ces enjeux.

« Dans ce contexte, Maurice doit privilégier des négociations de gouvernement à gouvernement avec des pays partenaires comme l’Inde, la Chine et les pays de la région, afin de sécuriser ses approvisionnements en énergie et en produits essentiels.

« Cependant, trop longtemps, notre pays a fonctionné dans une logique de réaction plutôt que d’anticipation. La période de la Covid-19 nous a pourtant montré les limites de cette approche : pénuries, difficultés d’approvisionnement et paralysie économique.

« Nous n’en avons pas suffisamment tiré les leçons. Nous continuons à bétonner au détriment des terres agricoles, alors qu’il est urgent de développer la production locale, notamment à travers le biogaz, l’énergie solaire et l’éolien.

« Aujourd’hui, Maurice produit moins de 10 % de son énergie et ne couvre qu’une partie de ses besoins alimentaires. Des terres restent inexploitées alors qu’elles pourraient servir à cultiver des produits essentiels.

« Le gouvernement doit également venir en aide aux plus vulnérables, éviter toute hausse des prix du carburant et envisager des mesures comme la gratuité temporaire du transport public.

« La situation est grave. Il ne doit pas y avoir de division politique. Tous les Mauriciens doivent se serrer les coudes. Ensemble, nous pouvons surmonter cette crise. Le dernier rapport de l’Audit indique que d’ici à 2030 Maurice doit produire 60% de sa production énergétique. À ce jour, nous sommes dépendants à 90,9 %. »

Dewan Quedou (MTUC)

« Une urgence sociale «

  « Face à l’escalade de la crise au Moyen-Orient et à ses répercussions, Maurice – en tant que petite économie dépendante des importations – est très exposée aux chocs externes, en particulier ceux qui affectent les combustibles, les denrées alimentaires et les flux commerciaux mondiaux.

« La hausse mondiale des prix du pétrole se traduit déjà par une hausse des coûts de transport, des tarifs de l’électricité et des prix des produits de base. L’inflation pourrait atteindre 6 % en 2026, érodant les salaires réels et réduisant le pouvoir d’achat des travailleurs.

« Des hausses des prix des engrais et des denrées alimentaires sont attendues dans le monde entier, ce qui accroît le risque d’une crise du coût de la vie en Afrique, y compris à Maurice. Les ménages à faible revenu seront les plus durement touchés par la hausse des prix des aliments de base.

« La crise menace le ralentissement de la croissance mondiale et régionale. Maurice fait face à une demande touristique réduite, des factures d’importation plus élevées et des pressions sur les PME, ce qui entraîne des risques de pertes d’emplois, de réduction des heures supplémentaires et de gel des embauches.

« La baisse des salaires réels, l’augmentation de l’endettement des ménages et l’accroissement des inégalités créent une urgence sociale. Les travailleurs informels et précaires sont particulièrement vulnérables.

« En ces temps turbulents, alors que la crise au Moyen-Orient jette son ombre sur Maurice, le Mauritius Trade Union Congress (MTUC) reste fermement convaincu qu’il ne s’agit pas d’un défi ordinaire, mais d’une urgence nationale pour les travailleurs.

« Le MTUC avertit que les simples solutions à court terme vont faiblir : ce qui est exigé – des politiques audacieuses, redistributives et centrées sur les travailleurs, qui s’attaquent au cœur du problème.

« Le MTUC demande une compensation salariale obligatoire au coût de la vie dans tous les secteurs, soigneusement indexée sur l’inflation, afin de s’assurer qu’aucun travailleur ne soit laissé pour compte. Il exhorte le gouvernement à renforcer les subventions sur le carburant, les produits alimentaires de base et le gaz de cuisine, ainsi que les contrôles stricts sur les prix des produits de première nécessité, afin de protéger les personnes vulnérables contre la flambée des coûts.

« Face à l’incertitude économique, le MTUC exige l’arrêt des licenciements dans les entreprises rentables bénéficiant d’un soutien de l’État. Il plaide pour des régimes de protection temporaire de l’emploi et une aide salariale adaptée aux PME, subordonnée à une politique stricte de non-réduction des dépenses, préservant les moyens de subsistance et la dignité.

«  Le MTUC défend la justice fiscale, appelant à une augmentation de l’imposition sur les bénéfices exceptionnels accumulés par le pétrole, les banques et les grandes entreprises. Il prévoit un cadre élargi de protection sociale englobant les pensions, l’aide sociale et les allocations alimentaires pour enfants, afin de tisser un filet de sécurité sociale plus solide pour tous.

« Au-delà de l’aide immédiate, le MTUC appelle à accélérer les investissements dans les énergies renouvelables et les transports publics électrifiés, annonçant un avenir durable. Il appelle à une forte stimulation de l’agriculture locale par des subventions, un soutien aux engrais et des réformes permettant un meilleur accès à la terre. En outre, il insiste sur une application plus stricte de la loi contre les prix abusifs et les cartels afin de maintenir l’équité sur le marché.

« Au cœur de sa vision, le MTUC propose l’introduction d’une politique de salaire de subsistance qui transcende le salaire minimum, affirmant le droit à une vie décente. Elle vise à renforcer les droits de négociation collective et à donner aux syndicats un rôle plus important dans la prise de décisions économiques, en donnant aux travailleurs les moyens de façonner leur destin.

« Le MTUC demande au gouvernement d’agir de façon décisive et urgente. Les travailleurs ne doivent pas payer le prix d’une crise géopolitique mondiale.»

Potaya Kuppan (SCF)

« Personnes âgées : des revendications ignorées »

« En ma qualité de président de la Senior Citizen Federation, je me fais le porte-parole de milliers de nos aînés qui, aujourd’hui, font face à des difficultés croissantes dans leur vie quotidienne. Nos revendications légitimes ne peuvent plus être ignorées. La situation actuelle exige des mesures concrètes, immédiates et courageuses.

« Nous réclamons en priorité dans le cadre du prochain budget une augmentation de 20 % de la pension de vieillesse, devenue insuffisante face à la hausse généralisée du coût de la vie. Nos aînés ne peuvent continuer à vivre dans la précarité après avoir contribué toute leur vie au développement du pays.

« Nous dénonçons également les lacunes persistantes dans le système de santé, notamment le manque d’accès à des médicaments de qualité pour les personnes âgées. Il est impératif de corriger cette situation sans délai.

« Par ailleurs, nous exigeons que le projet de Mediclinic à Chemin-Grenier, annoncé par le précédent gouvernement, soit enfin concrétisé et inscrit dans le budget 2026-27. Les promesses doivent être tenues.

« Dans les hôpitaux publics, la mise en place de guichets supplémentaires dédiés aux personnes âgées est une nécessité pour garantir un service digne et humain. Où est passé le projet de médicaments gratuits aux personnes âgées ?

« Nous demandons également une augmentation significative du nombre de centres d’hébergement pour personnes âgées afin de répondre à une demande grandissante et d’éviter des situations de détresse.

« Sur le plan de la sécurité, la mise à disposition de dispositifs de géolocalisation pour les personnes âgées vulnérables doit être envisagée sans tarder.

« Nous revendiquons en outre une exonération fiscale pour les personnes âgées de plus de 60 ans, ainsi que pour celles de plus de 65 ans qui continuent à travailler.

« Concernant les soins médicaux, la fourniture de stylos injecteurs à insuline pour les patients diabétiques âgés doit être facilitée afin d’améliorer leur qualité de vie.

« Nous insistons également sur la nécessité d’une augmentation de l’allocation des aidants, dont le rôle est indispensable mais insuffisamment reconnu. La Carer’s Allowance de Rs 3 500 accordée par le gouvernement est également insuffisante. Je connais des familles qui doivent payer jusqu’à Rs 10 000 le matin pour qu’un soignant s’occupe d’une personne alitée, et Rs 12 000 le soir pour une assistance exclusive. Cela représente Rs 22 000 par mois. Il est donc urgent de revoir cette allocation à la hausse. La réforme de la pension a aussi été accompagnée d’une allocation destinée aux personnes de 60 ans et plus qui ne peuvent plus travailler et dont les revenus sont inférieurs à Rs 20 000. Mais, dans la pratique, beaucoup de personnes ne seront pas éligibles. Pour certains, cela ressemble davantage à un simple Eye Wash.

« Le gouvernement semble davantage concentrer son attention sur de grands projets, alors que les besoins sociaux les plus urgents ne reçoivent pas toujours la considération nécessaire.

« De plus, chaque centre de jour pour personnes âgées doit bénéficier de moyens adéquats : un budget annuel de Rs 20 000, des équipements de base (photocopieuse, ordinateur), du mobilier suffisant ainsi que du matériel pour leurs activités.

« Enfin, nous demandons la mise en place d’un abri au centre de bien-être social de Chemin-Grenier afin de mieux accueillir et protéger les bénéficiaires.

« Pour assurer la sécurité alimentaire, nous exigeons que des terres fertiles non utilisées par les propriétaires sucriers soient mises à la disposition des planteurs pour la culture de légumes. Avec la crise au Moyen-Orient, il est temps que Maurice devienne autosuffisant dans la production de légumes et cesse de dépendre des importations de poisson, d’oignons et de pommes de terre”.

Jack Bismohun (USM)

« Préparer Maurice à affronter un environnement mondial instable »

« Le prochain budget ne peut pas être normal dans un monde en guerre. Le conflit au Moyen-Orient impacte déjà indirectement Maurice, à travers la hausse du carburant, des coûts d’importation et du pouvoir d’achat qui se fragilise. Dans ce contexte, le gouvernement doit aller au-delà d’une simple gestion budgétaire et adopter une approche stratégique et anticipative pour protéger les citoyens face à l’inflation, soutenir les entreprises pour éviter un ralentissement économique, sécuriser nos approvisionnements en énergie et en produits essentiels, accélérer la transition vers plus d’indépendance économique et renforcer la résilience globale du pays. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de gérer, mais de préparer Maurice à affronter un environnement mondial instable. »

Padma Utchanah (RCP)

« Notre pays est en situation de vulnérabilité »

« L’or noir est le nerf de la guerre. Des tensions peuvent se ressentir à Maurice. Les Mauriciens sont sur du charbon ardent. Notre pays est dans une situation de vulnérabilité. Le détroit d’Ormuz, le passage ultra-stratégique est devenu le lieu de haute tension. Notre approvisionnement en pétrole est rudement menacé. Cette guerre au Moyen-Orient affole le compteur à la pompe. Les prix donnent le tournis.

« Outre le carburant, notre économie va sombrer dans une crise très grave. Nous importons plus de 80 % des produits que nous consommons. Nous ne sommes toujours pas capables d’être en autosuffisance. De plus, nous sommes exposés au risque d’insécurité alimentaire.

« La hausse des prix des denrées alimentaires conduira inévitablement à une crise financière. L’inflation attend le bon moment pour nous donner le coup de grâce.

« Par ailleurs, le secteur du tourisme subit de plein fouet cette guerre des titans. Les voyageurs risquent d’annuler leur séjour. Les touristes seront plus attentifs aux dépenses. Les loisirs ne seront plus une priorité.  Notre île est très dépendante de ce secteur. C’est tout un pan de notre économie qui sera dans une situation alarmante.

« L’avenir de notre pays ne tient qu’à un fil. Le gouvernement de Navin Ramgoolam est dans l’expectative. L’État mauricien n’anticipe rien, surtout que ce dernier n’a aucune alternative. »

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