Carrières : Recrutement tous azimuts dans le secteur de la technologie  

Basile Marquefave (Le Wagon Mauritius) : « L’intelligence artificielle (IA) ne constitue pas une menace »

Basile Marquefave, City Manager de Wagon Mauritius, explique que les métiers liés à la technologie sont en grande demande sur le marché, que plusieurs secteurs recrutent dans ce domaine et que l’intelligence artificielle ne constitue pas une menace pour ces emplois, mais plutôt une aide.

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Wagon Mauritius, leader des boot camps de programmation, propose des formations sans Requirements précis au préalable, souligne Basile Marquefave, car ce qui compte le plus sont les compétences, le savoir, les aptitudes et la volonté des candidats ; « les développeurs les plus avancés n’avaient pas forcément de grands diplômes ». Il intervenait lors d’une rencontre en ligne sur le thème « Tout savoir sur les opportunités de carrière dans la Tech ».

Le bootcamp de Wagon est donc accessible à tout le monde, même sans diplôme, toutefois il faut « être à l’aise en mathématiques », s’appliquer pendant les cours, être volontaire et avoir de la motivation, car le bootcamp est intensif. « Vous apprendrez de nouvelles compétences, même si vous n’avez jamais fait de coding. C’est accessible, parce que justement notre objectif est de rendre ces cours accessibles »,dit-il.

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200 personnes déjà formées

À ce stade, le bootcamp a déjà formé plus de 200 personnes et offre trois formations principales : développement web, Data Science et Data Analytics. La communauté de Wagon ne cesse de grandir et reste très connectée. « Nous nous partageons les bons plans et nous avons des étudiants qui travaillent un peu partout dans le monde », se félicite Basile Marquefave.
En ce moment, Le Wagon, avec les trois bootcamps, offrent des cours à la fois à plein temps et à temps partiel (mardi et jeudi soir et samedi). Ceux qui optent pour la formation à plein temps sont formés du lundi au vendredi, de 9h à 18h. Les cours sont dispensés dans la matinée et le reste de la journée est consacré à la pratique, le Learn by Doing, la philosophie du Wagon.

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« À la fin des cours, vous avez une certification à passer, reconnue à Maurice, l’équivalent d’un Bac+3. Cela permet d’évaluer vos compétences sur un format de formation très court, soit neuf semaines à temps plein, et 24 semaines à temps partiel », explique Basile Marquefave. Ce diplôme apporte une reconnaissance professionnelle et donne au candidat la « légitimité » de postuler pour différents emplois et dans divers domaines et secteurs.
Les cours se déroulent sur le campus de Moka et également en ligne. Par exemple, pour ceux qui étudient à temps partiel, ils peuvent suivre les cours en ligne pendant la semaine et venir sur le campus le samedi pour coder avec les autres.

Création de sites et d’applications mobiles

Les opportunités d’emploi après les cours au Wagon sont multiples. Basile Marquefave met ainsi en avant que « nous sommes dans le secteur de la technologie, qui recrute énormément et dans tous les domaines, que ce soit au niveau du web développement, de la Data Analytics ou de la Data Science. Par exemple, notre formation en web développement répond au besoin de création de site internet, applications mobiles, etc. et beaucoup de compagnies recrutent sur ces postes-là. Beaucoup de compagnies internationales ayant leur service de back-office ici recrutent dans ces domaines. » Pour ceux qui ont choisi la Data Analytics et la Data Science, Basile Marquefave affirme que ce sont des postes très recherchés, car ce type de compétences « permet aux entreprises d’aller plus loin et d’optimiser leur processus et impacte donc leur rentabilité. » Il ajoute que de nombreuses entreprises à Maurice et dans le monde « possèdent de la Data mais ne savent pas forcément quoi en faire, comment la compiler, l’utiliser et la transformer. »
Par ailleurs, il affirme que Le Wagon accompagne les étudiants à l’issue du bootcamp pour trouver un emploi. Le bootcamp permet de travailler en binôme ou à plusieurs et pendant les dernières semaines, « les étudiants doivent réaliser des projets concrets et créer des applications à partir de rien, pour résoudre des problématiques précises. »

À l’heure des questions, il a expliqué que le cours en développement web donne accès à plusieurs métiers comme développeur web, développeurs back-end ou développeurs front-end. Il y a aussi des développeurs qui font à la fois le back-end et le front-end, soit les développeurs Full Stack, ainsi que d’autres métiers en parallèle. Ce sont surtout les agences digitales qui vont recruter ce type de métiers, ainsi que des entreprises qui créent des outils digitaux, des plateformes de mise en relation, des agences et compagnies offrant tous types de services.

Sinon, on peut aussi opérer en freelance pour le web développement, en revanche pour ceux qui étudient la data analytics et data science, les métiers concernent des domaines assez spécifiques, et on est généralement employé par une compagnie, dit Basile Marquefave « car vous utilisez des données confidentielles ». Le data analyst collecte, nettoie, structure les données et titre des conclusions de ces données. Ensuite, ces professionnels travaillent pour analyser divers aspects du business, par exemple les ventes sur un site internet, les tendances, pour ensuite optimiser les ventes et avoir un meilleur suivi, sur le plan de la logistique, de la pub, de la communication et des RH.

Pour ce qui est du data scientist, « il se confronte à de la donnée, il va aller plus loin en créant des outils pour automatiser des tâches, en créant des programmes prédictifs, en faisant des prédictions de vente. Il va voir quels outils mettre en place pour tout cela, les tâches à accomplir. À Maurice, toutes les banques recrutent dans la data analytics et la data science », dit le City Manager du Wagon Mauritius.
Interrogé sur les salaires concernant ces métiers, il avance que les web développeurs junior peuvent toucher entre Rs 18 000 et Rs 19 000. « On a aussi des web développeurs junior qui ont excellé pendant le bootcamp, qui ont passé avec succès des tests dans des entreprises et qui ont été directement embauchés comme middle ou senior développeurs, avec un salaire de Rs 24 000 à Rs 27 000 – voire Rs 32 000, pour un premier emploi sans trop d’expérience. » Concernant la data science, il faut s’attendre à une fourchette de salaire plus haute. Rs 25 000 en junior, mais beaucoup d’autres éléments entrent en jeu, précise Basile Marquefave.

Employabilité ?

Après leur bootcamp, deux tiers des étudiants du Wagon vont chercher du travail et l’autre tiers reprend un parcours universitaire « car ils veulent aller plus loin », sur les deux tiers qui cherchent un emploi, « dans les trois à six mois après formation ils retrouvent un emploi à 93% », dit Basile Marquefave ; « Nous leur ouvrons des portes quand nous pouvons, nous les accompagnons pendant les phases de sélection. »

Emplois menacés par l’IA ?

Ces métiers de web développement, data analyst et data science ne sont pas menacés par l’intelligence artificielle, dit le City manager du Wagon, « l’IA est une aide plus qu’autre chose. Si vous devez créer un site vous devez faire le design vous-même, l’IA ne peut pas le faire. Vous devrez aller à la rencontre de personnes pour poser les questions etc. et c’est vous qui allez faire le site. Après, l’IA peut vous aider à créer le site. L’IA n’est pas une menace, mais plutôt une opportunité en termes de créativité. »

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