Chauffeurs conduisant sous l’effet de l’alcool et de la drogue : Ramgoolam: « Mo pou amann lalwa »

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam a annoncé des sanctions sévères à l’encontre des chauffeurs conduisant sous l’effet de l’alcool et de la drogue. « Mo pou amann lalwa », a-t-il affirmé à Grand-Bassin en marge d’un spectacle haut en couleurs organisé par la Shiv Parivaar Mandir.
Le chef du gouvernement préconise la saisie immédiate des véhicules impliqués dans ce genre d’accidents de la route et la prison. Il est revenu sur l’accident survenu à Belle-Rive où un conducteur ivre et sous l’effet de la drogue a percuté deux pèlerins en route vers Grand-Bassin. Il a aussi fait état de l’accident survenu le jour de la célébration du Cavadee où un chauffeur avait percuté de plein fouet un policier en fonction.
« Il faut être intransigeant à l’encontre des coupables et si l’ancien gouvernement avait appliqué les règlements, il n’y aurait pas eu de morts », a poursuivi Navin Ramgoolam, qui a tenu à remercier les pèlerins pour avoir respecté les consignes de la police dans le cadre de leur sécurité. Concernant les subsides alloués aux religions, il a affirmé que Maurice est peut-être le seul pays au monde où « l’État paie les gens pour prier ». Il a plaidé en faveur de la consolidation de l’unité nationale.
Le Premier ministre a salué le courage du président du Shiv Parivaar Mandir, Rajenrah Ramdhean qui n’a jamais hésité à l’inviter à l’occasion du Maha Shivaratree qu’il soit Premier ministre, leader de l’opposition ou en dehors du Parlement. Citant des extraits de l’œuvre de William Shakespeare, à l’effet que « Cowards die many times before their death », il maintient que « la roue finit par tourner. »
Navin Ramgoolam ajoute qu’il se souvient, lorsqu’il avait été arrêté, d’avoir lu le Bhagavat Gita dans sa cellule et n’avait réclamé aucun traitement de faveur. « On vit une seule fois. Zame monn per dan mo lavi. Kan ti met mwa dan selil, mo ti dir tret mwa kouma tou dimounn. Mo pa le okenn tretman eksepsionel. Je possède le courage de lutter », a-t-il déclaré avec force.
Il a aussi abordé le concept de la liberté, qui n’est pas un feu vert « pou pran fisi pou touy dimounn. » Il a ajouté que « Grand-Bassin fait partie intégrante de notre identité culturelle et les valeurs et les traditions transmises par nos ancêtres ont été préservées. Certains ne réalisent pas l’aspect symbolique de Grand-Bassin. Ti enn ofans a Shivji et DurgaMaa pou le party qui finn fer isi. Nous allons transformer Grand’Bassin en un parc spirituel », a-t-il annoncé en revenant sur l’histoire de Grand’Bassin qui a pris naissance avec un rêve du pandit Gossagne en 1898, parti avec sept autres officiants religieux hindous à la recherche du lac sacré.

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