En 2025, la police a enregistré un nombre important de sanctions disciplinaires. Selon des informations obtenues auprès des Casernes centrales, des 35 officiers initialement interdits de fonctions, 34 ont été définitivement révoqués. C’est ce que nous précisent les casernes centrales lorsque nous les avons interrogés à ce sujet.
L’un des piliers de ces décisions repose sur l’aspect judiciaire. Conformément aux règlements stricts des forces disciplinées, tout membre de la police reconnu coupable d’une infraction pénale par un tribunal de justice s’expose à des sanctions immédiates. Dans cette optique, le verdict de culpabilité entraîne quasi systématiquement un renvoi définitif, une mesure jugée nécessaire pour maintenir la crédibilité de ceux qui ont pour mission de faire respecter la loi.
Outre les condamnations en cour, d’autres motifs graves ont conduit à l’éviction de plusieurs officiers, notamment l’absentéisme, l’insubordination et l’abandon de poste. Des rapports internes indiquent que certains policiers s’étaient absentés de leurs fonctions sans aucune autorisation préalable. Plus grave encore, malgré des instructions claires de leur hiérarchie leur ordonnant de reprendre leur service, ces derniers ont choisi d’ignorer les ordres. Ce refus d’obtempérer, couplé à des absences prolongées non justifiées, a été jugé totalement incompatible avec les exigences de disponibilité et de rigueur inhérentes à la profession policière.
Pour rappel, l’année 2025 a été particulièrement chargée sur le plan judiciaire pour la force policière. Plusieurs membres dont des hauts cadres ont été traduits devant la justice pour des délits graves tels que la fraude alléguée, le blanchiment d’argent, l’abus de pouvoir ou encore l’utilisation de leurs fonctions à des fins de gratification personnelle. Bien que ces policiers attendent toujours de connaître leurs sanctions définitives, leur situation demeure précaire alors que l’institution réaffirme son principe de tolérance zéro envers la corruption et la faute professionnelle

