Jean Lino Albert a comparu, hier, devant la magistrate Bheema Bhoyroo, siégeant en Cour de Pamplemousses. Il a été formellement informé par le représentant de la Financial Crimes Commission (FCC) que le Directeur des poursuites publiques (DPP) s’opposait à sa remise en liberté conditionnelle, vu que l’enquête dans cette affaire n’est qu’à ses débuts.
Jean Lino Albert a ainsi été reconduit au centre de détention de Moka jusqu’au vendredi 23 janvier, date à laquelle il comparaîtra de nouveau en Cour de Pamplemousses. L’avocat du prévenu, Me Vishayen Veerappapillay, nous indique pour sa part qu’il compte loger sa motion de remise en liberté à cette date.
Jean Lino Albert fait face à deux charges provisoires de blanchiment d’argent, en contravention avec la section 3 de la Financial Intelligence and Money Laundering Act (FIAMLA), en connexion avec un terrain à Baie‑du‑Tombeau lui appartenant et de ses deux véhicules de luxe, soit une Ford Ranger et une BMW X5. La FCC entend démontrer que l’argent ayant servi à l’acquisition de ces biens proviendrait du trafic de drogue.
L’enquête de la FCC vise pour l’heure à « connect the dots » entre Jean Lino Albert, le dénommé Wendip Appaya, et d’autres personnes, dont l’ASP Ashik Jagai, son fils Allysaheb, Steven Mootoocurpen et Muzzaffar Lallmamode, qui seraient impliqués dans un vaste réseau de blanchiment d’argent, avec des ramifications dépassant nos frontières.
Cour de Pamplemousse : Lino Albert reconduit en détention jusqu’au 23
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