L’Independent Commission Against Corruption (ICAC), qui a été acculée par la magistrate Azna Bholah en Cour de Port-Louis, jeudi, envisage de contester la radiation de la charge dont a bénéficié le Principal Pharmacist de la Santé, Brijendrasingh Naeck, dans l’enquête sur le scandale d’un million de doses de Molcovir, la version générique du Molnupiravir, à Rs 79.92 l’unité, par le ministère de Kailesh Jagutpal auprès de la compagnie CPN Distributors. Sévèrement critiquée dans le Ruling de la magistrate, l’ICAC affirme avoir des réserves sur la conclusion de radier la charge provisoire de « public official making use of his office or position for a gratification for himself or another person ».
Suivant le revers essuyé devant le tribunal de Port-Louis, jeudi, , l’ICAC signifie son intention de contester cette décision, en considérant des avenues légales sur la question. En effet, la magistrate a sévèrement dénoncé la façon dont la commission anti-corruption a mené cette enquête, mettant en avant le fait que les enquêteurs se sont embarqués dans une Fishing Expedition et a souligné que des protagonistes de premier plan derrière l’achat de ce million de doses de molcovir, notamment l’ancienne Senior Chief Executive au ministère de la Santé, Dalida Allagapen, la sœur du ministre Alan Ganoo, ou encore le Dr Bhooshun Ori, Director of Health Services, époux de l’avouée attitrée du Premier ministre, Shamila Sonah-Ori, ont été visiblement écartés de la ligne de l’enquête.
Au QG de l’ICAC, on insiste toutefois que cette enquête serait en bonne voie et que des éléments de preuves sont attendus de l’étranger afin de boucler le dossier. On indique aussi que l’enquête prendra aussi en compte l’incohérence des déclarations faites par Brijendrasingh Naeck en CVour et les dires du Principal Pharmacist aux enquêteurs lors de ses auditions à la fin de 2021 et au début d 2022?
Cette posture de l’ICAC depuis hier après-midi soulève aussi des interrogations, notamment si elle peut bien aller dans cette direction sans le commissaire de police étant donné que c’est ce dernier qui détient les Powers of Arrest dans les cas de corruption en vertu de la PoCA.
Affaire à suivre…

