Décès d’Ivy Betsy : la “Dame de Curepipe” s’est éteinte à 97 ans

Figure emblématique de la ville de Curepipe et mère du chanteur Clarel Betsy, Ivy Betsy est décédée ce jeudi à l’âge de 97 ans. Coiffeuse de renom, femme de courage et mère dévouée, elle laisse derrière elle un héritage humain et culturel salué unanimement.

- Publicité -

La nouvelle s’est répandue dans la matinée : Ivy Betsy n’est plus. À 97 ans, celle que beaucoup appelaient affectueusement « la Dame de Curepipe » s’est éteinte, laissant dans le deuil sa famille, ses proches et toute une communauté qui l’a connue à travers son salon de coiffure et son engagement indéfectible envers son fils, le regretté Clarel Betsy. Son décès a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux, où les témoignages se multiplient pour rappeler le parcours exceptionnel de cette femme décrite comme « debout », « avant-gardiste » et « profondément humaine ».

Mère du chanteur mauricien Clarel Betsy, décédé prématurément, Ivy Betsy a consacré une grande partie de sa vie à soutenir et accompagner la carrière artistique de son fils en France. À travers un témoignage sur Facebook, Marcel Lindsay Noë, raconte qu’elle fut « une mère courage qui a fait d’énormes sacrifices afin que son fils puisse vivre et faire carrière dans la chanson ». Elle a également traversé seule l’épreuve du Covid-19, isolée dans une chambre d’hôtel durant la pandémie. « Un courage… une fortitude hors du commun », écrit-il. Pour rappel, Clarel Betsy est décédé à l’âge de 72 ans le 9 février 2024.

- Publicité -

Coiffeuse de métier, Ivy Betsy était une véritable pionnière dans son domaine. Son salon, situé dans l’immeuble Pierre-Laurent à Curepipe, reconnaissable à son immense ciseau sur la façade, était devenu un repère pour plusieurs générations. Elle fut notamment la coiffeuse attitrée de Sir Gaëtan Duval et aurait coiffé, lors de leurs passages à Maurice, des personnalités internationales telles que Brigitte Bardot, Ursula Andress et Chantal Goya.

Toujours parmi les témoignages sur Facebook, Carol Mackay Manin se souvient qu’en 1978, « c’était la coiffeuse des filles pour les concours de Miss Maurice. Elle était adorable ». Danielle Noel souligne, elle aussi, la chaleur humaine qui émanait du salon : « Une Grande Dame et figure de la coiffure s’en est allée. Elle offrait café ou thé à ses clientes… toujours si aimable. »

- Advertisement -

Pour beaucoup, Ivy Betsy incarnait l’âme de Curepipe. Miguel Hermelin évoque « un visage emblématique de Curepipe. Tout petit je garde des souvenirs de cette dame notamment lors des messes à Ste Thérèse »,tandis que Shiam Persand se rappelle « un personnage qui ne passait pas inaperçu dans les rues de la ville », lorsqu’il était élève au collège royal de Curepipe.

Très ému, Joey Niclès raconte que, « à chaque séjour à Maurice, elle accueillait ma mère dans son salon… Ivy m’invitait aussi à partager un café. Un moment simple et chaleureux que je n’oublierai pas ». Il adresse une pensée particulière à ses petits-enfants, Florent et Nicolas, rappelant qu’elle rejoint désormais son fils Clarel, son époux Édouard et sa belle-fille Isabelle.

Pour Michèle Étienne, Ivy Betsy restera à jamais « la Dame de Curepipe. Une femme debout, une maman courage, une avant-gardiste à son époque ». Elle se souvient de cette phrase qui résume son humanité : « Quand on a une jolie coiffure, la tête fonctionne mieux de l’intérieur. » 

Avec la disparition d’Ivy Betsy, Curepipe perd l’une de ses figures les plus marquantes. Elle restera dans les mémoires comme une femme forte, une mère exemplaire et une professionnelle respectée.

La rédaction présente ses condoléances à ses proches et tous ceux endeuillés par sa perte.

EN CONTINU
éditions numériques